Attentat d'Ahvaz en Iran: des milliers de personnes pour les funérailles

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Des civils à terre lors d'un attentat à Ahvaz contre un défilé militaire, le 22 septembre 2018 en Iran
Des civils à terre lors d'un attentat à Ahvaz contre un défilé militaire, le 22 septembre 2018 en Iran
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© AFP, MORTEZA JABERIAN, ISNA

AFP, publié le lundi 24 septembre 2018 à 08h39

Des milliers de personnes se sont réunies lundi matin à Ahvaz pour les funérailles des victimes de l'attentat perpétré samedi dans cette ville du sud-ouest de l'Iran, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Selon le dernier bilan de l'attentat donné par les autorités locales, 24 personnes ont été tuées samedi par un commando ayant ouvert le feu sur un défilé militaire et la foule des spectateurs.

L'attentat a également fait 60 blessés. Selon les autorités, les quatre assaillants ont été abattus.

Vers 08H30 (05H00 GMT), la foule endeuillée était réunie devant la mosquée Sarollah, dans le centre d'Ahvaz, à l'intersection des rues Shariati et Taleghani, en présence du ministre des Renseignements, Mahmoud Alavi.

Ces funérailles sont organisées pour douze des victimes, selon la télévision d'Etat.

Les autorités iraniennes n'ont pas donné d'indications sur l'identité des personnes tuées par l'attaque samedi.

En attendant l'arrivée des cercueils des victimes, la foule brandissait des banderoles et des drapeaux avec des inscriptions en persan et en arabe ainsi que de nombreux drapeaux iraniens.

"Nous allons prendre une terrible revanche sur nos ennemis, et ils le savent tous", a affirmé à la tribune le général de brigade Hossein Salami, commandant en second des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

"Comme le dit le Coran, nous allons faire voler leurs têtes. Où qu'ils se trouvent, nous les trouverons et les punirons", a-t-il clamé.

"Nous resterons debout jusqu'au bout", pouvait-on lire sur une pancarte brandie dans la foule.

Ahvaz, à environ 560 km au sud de Téhéran, est la capitale du Khouzestan, région pétrolifère peuplée majoritairement d'arabes. 

L'Iran a accusé tout à la fois un groupe séparatiste arabe, l'Arabie saoudite, d'autres États arabes du Golfe, les États-Unis et Israël d'être derrière l'attaque, qui a également été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique.

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