Attaque au gaz sarin en Syrie : Assad doit «rendre des comptes»

Attaque au gaz sarin en Syrie : Assad doit «rendre des comptes»

4 avril 2017 : un enfant inconscient reçoit un traitement à l'hôpital de Khan Cheikhoun (Syrie), après une attaque au gaz toxique.

leparisien.fr, publié le mercredi 04 avril 2018 à 17h32

Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne se sont engagés à faire payer les «responsables» de l'attaque de Khan Cheikhoun, il y a un an.

Un an après l'attaque au gaz sarin contre la ville rebelle syrienne de Khan Cheikhoun attribuée au régime de Bachar al-Assad, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne se sont engagés mercredi à faire payer les «responsables».

Rappelant cette attaque «odieuse» qui a fait au moins 83 morts, lorsque «les forces d'Assad» ont fait usage de gaz sarin «avec des conséquences tragiques pour des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants», les ministres des Affaires étrangères de ces pays occidentaux assurent dans un communiqué conjoint que «les responsables devront rendre des comptes».

«Les souffrances infligées au peuple syrien par le régime Assad et ses soutiens sont abominables», affirment John Sullivan, Jean-Yves Le Drian, Boris Johnson et Heiko Maas selon la version américaine de cette déclaration. Ils accusent aussi une nouvelle fois la Russie, alliée de Damas, d'avoir laissé le régime syrien utiliser les armes chimiques contrairement à ses promesses.

«Nous condamnons le recours aux armes chimiques par quiconque, où que ce soit. Nous nous engageons à ce que tous les responsables rendent des comptes», ajoutent-ils.

Le 4 avril 2017, un raid aérien frappait Khan Cheikhoun, petite ville de la province d'Idleb, place forte des rebelles et des djihadistes dans le nord-ouest de la Syrie. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), il s'agit de la deuxième «attaque chimique» la plus meurtrière depuis le début de la guerre en 2011.

Trois jours plus tard, le président américain Donald Trump avait ordonné des frappes contre une base aérienne des forces syriennes, semblant reprendre à son compte la «ligne rouge» tracée par son prédécesseur Barack Obama, qui avait toutefois renoncé à procéder à des frappes lors d'une précédente attaque au gaz sarin attribuée au régime en 2013.

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Paris et Washington ont affirmé être prêts à riposter de manière coordonnée à toute nouvelle attaque chimique de Damas, mais, malgré les accusations qui se sont multipliées depuis, il n'y a pas eu à ce stade de nouvelles représailles militaires occidentales.

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