AstraZeneca : le lien entre le vaccin et les thromboses établi par une équipe norvégienne

AstraZeneca : le lien entre le vaccin et les thromboses établi par une équipe norvégienne
Photo d'illustration.

, publié le vendredi 19 mars 2021 à 11h30

Selon une étude norvégienne, l'injection du vaccin AstraZeneca a provoqué une très forte réaction immunitaire, à l'origine de la formation des caillots sanguins.

Plusieurs pays dont la France reprennent vendredi 19 mars la vaccination avec AstraZeneca après que l'EMA a rendu ses conclusions jeudi. Le sérum a en effet été jugé "sûr et efficace" par l'Agence européenne des médicaments.

Pourtant, une équipe de chercheurs de l'hôpital universitaire d'Oslo aurait établi le lien entre les cas de thromboses et le vaccin d'AstraZeneca. "Nous avons obtenu des résultats susceptibles d'expliquer l'évolution clinique de nos patients hospitalisés, a expliqué jeudi le professeur Pal Andre Holme, directeur de l'étude, selon des propos rapportés par Le Monde. Ces résultats soutiennent l'hypothèse, que nous avions avancée plus tôt, selon laquelle ces patients ont développé une forte réponse immunitaire, ce qui a conduit à la formation d'anticorps, qui peuvent affecter les plaquettes et ainsi provoquer un thrombus".



Si les avantages du vaccin ont bien été confirmé par l'EMA, le régulateur européen n'a toutefois pas exclu un possible lien "entre les quelques cas connus de caillots sanguins rares mais graves et la vaccination avec le vaccin d'AstraZeneca".  

Pas de reprise de la vaccination en Norvège, en Suède et au Danemark

Lundi 11 mars, l'agence norvégienne du médicament avait annoncé la suspension du vaccin, faisant état déjà d'"une combinaison très inhabituelle de faible numération plaquettaire, de caillots sanguins dans les petits et grands vaisseaux et de saignements". Toujours selon Le Monde, le directeur médical du médicament norvégien avait aussi indiqué qu'"il ne voyait pas aucune autre possibilité", que la responsabilité du vaccin AstraZeneca.

Samedi, les autorités sanitaires norvégiennes avaient fait état de l'hospitalisation de trois membres du personnel soignant souffrant de thrombopénie (quantité anormalement basse de plaquettes sanguines), de saignements et de caillots sanguins. Lundi 14 mars, la Norvège avait annoncé la mort par hémorragie cérébrale d'une des soignantes, âgée de moins de 50 ans. La Norvège, laSuède et le Danemark attendront d'avoir effectué la semaine prochaine leurs propres évaluations pour reprendre la vaccination.

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