Armes chimiques en Syrie : les enquêteurs n'ont pas encore pu accéder à Douma

Armes chimiques en Syrie : les enquêteurs n'ont pas encore pu accéder à Douma

Un enfant soigné à l'hôpital de Douma, en Syrie, après une supposée attaque chimique le 7 avril 2018.

leparisien.fr, publié le lundi 16 avril 2018 à 17h28

Une équipe d'experts a été dépêchée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

La mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), sur place en Syrie pour enquêter sur l'attaque chimique présumée perpétrée à Douma, n'a pas encore eu accès au site, selon le Royaume-Uni.

Au cours d'une réunion d'urgence du conseil exécutif convoquée lundi, au siège de l'OIAC à La Haye, le directeur général de cette organisation, Ahmet Uzumcu, a fait part de l'évolution de la mission d'enquête envoyée à Damas samedi, au coeur de crispations internationales et des frappes occidentales ciblées après l'attaque présumée aux « gaz toxiques » qui a fait des dizaines de morts à Douma selon des secouristes.

« La Russie et la Syrie n'ont pas encore autorisé l'accès à Douma. Accès sans entrave essentiel. La Russie et la Syrie doivent coopérer », a déclaré lundi l'ambassade britannique à La Haye dans un tweet.

Moscou, grand allié du régime syrien, s'était engagé à « ne pas s'ingérer » dans le travail de la mission de l'OIAC, officiellement invitée par les autorités de Damas qui nient toute responsabilité dans le drame de Douma.

Mais lundi, les experts de l'OIAC, arrivés sur place samedi et qui ont pour mandat d'enquêter sur l'utilisation éventuelle d'armes chimiques mais pas d'en identifier les auteurs, n'avaient pas encore pu accéder à Douma.

Pis, l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a estimé que la Russie avait peut-être visité le site d'une attaque chimique présumée à Douma, en Syrie, et aurait « falsifié » des preuves.

LIRE AUSSI >Macron : en Syrie, un raid mais « pas la guerre »

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mokdad, s'est rendu dimanche à l'hôtel où réside la mission de l'OIAC à Damas et en est ressorti trois heures plus tard, a constaté une journaliste de l'AFP.

Promesses de non-ingérence

« Nous laisserons l'équipe faire son travail de manière professionnelle, objective, impartiale et loin de toute pression. Les résultats de l'enquête infirmeront les allégations mensongères » contre Damas, avait assuré ce responsable syrien.

« La Russie confirme son engagement à assurer la sécurité de la mission et de ne pas s'ingérer dans son travail », a indiqué de son côté l'ambassade de Russie à La Haye dans un tweet.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.