Allemagne: reprise des négociations salariales dans la fonction publique

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 Des membres de syndicats de la fonction publique manifestent à Potsdam, près de Berlin,le 15 avril 20189

Des membres de syndicats de la fonction publique manifestent à Potsdam, près de Berlin,le 15 avril 20189

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© AFP, Ralf Hirschberger, dpa

AFP, publié le lundi 16 avril 2018 à 09h52

Les syndicats de la fonction publique en Allemagne ont entamé dimanche une session décisive de négociations salariales après une série de "grèves d'avertissement" ayant touché aéroports, gares et hôpitaux.

Le responsable du puissant syndicat Verdi, Frank Bsirske, a menacé d'actions élargies si aucun progrès n'était réalisé durant cette session, tout en se montrant optimiste sur la possibilité d'un accord pour les 2,3 millions de travailleurs concernés.

"Les signaux que j'obtiens à présent devraient rendre possible un compromis acceptable durant la troisième session de négociations", a-t-il déclaré au quotidien financier Handelsblatt.

Il a toutefois réaffirmé la détermination des syndicats pour obtenir "des augmentations significatives".

Le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer, accueilli par des manifestants à son arrivée à Postdam pour le début des discussions, a dit dimanche espérer parvenir à un accord d'ici mardi. Le ministère de l'Intérieur négocie au nom de l'Etat.

M. Seehofer s'est dit d'accord pour que les travailleurs du secteur public puissent "avoir leur part du bon développement économique de l'Allemagne" mais a averti que les demandes salariales étaient "trop élevées".

Les principaux syndicats du secteur public (Verdi, GEW et DBB) exigent une hausse de 6% des salaires et veulent qu'elle se traduise par au moins 200 euros de plus par mois pour les employés de l'Etat fédéral et des communes.

Les syndicats, arguant de la bonne santé de l'économie et de l'excédent budgétaire record de 38,4 milliards d'euros en 2017, surfent sur la victoire début février du puissant syndicat IG Metall. Ce dernier a arraché dans la métallurgie un accord inédit sur le droit à la semaine de 28 heures --pour une durée limitée-- et une hausse salariale de 4,3%, après avoir exigé initialement 6%.

Environ 150.000 travailleurs du secteur public ont pris part la semaine dernière à des "grèves d'avertissement" --des débrayages coordonnés de quelques heures-- dans toute l'Allemagne pour augmenter la pression avant la dernière des trois séries de négociations salariales du secteur. Les deux sessions précédentes n'avaient abouti à aucun résultat.

Ces débrayages ont pesé notamment sur les transports. Pour le seul aéroport de Francfort, Lufthansa a dû annuler 800 vols.

Les "grèves d'avertissement" accompagnent traditionnellement en Allemagne le début ou le milieu des négociations salariales menées de manière saisonnière à l'expiration de chaque accord de branche. En cas de blocage plus persistant, les syndicats ont ensuite recours à la grève dite "dure".

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