Afghanistan: une gynécologue tuée à son tour à Jalalabad

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Le corps de l'une des employées d'Enekaas TV tuées par balle transporté à l'hôpital de Jalalabad, le 2 mars 2021 en Afghanistan
Le corps de l'une des employées d'Enekaas TV tuées par balle transporté à l'hôpital de Jalalabad, le 2 mars 2021 en Afghanistan
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© AFP, NOORULLAH SHIRZADA

, publié le jeudi 04 mars 2021 à 14h05

Une gynécologue afghane a été tuée jeudi dans l'explosion d'une bombe fixée sur son véhicule à Jalalabad (est), où trois employées d'une chaîne de télévision avaient été assassinées deux jours plus tôt, a-t-on appris de source administrative.

"Une gynécologue a été tuée dans l'explosion d'une bombe" dans la ville de Jalalabad", a déclaré à l'AFP un membre du bureau du gouverneur de la province de Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale.

La bombe avait été placée à l'arrière du rickshaw dans lequel la victime se rendait sur son lieu de travail, a précisé ce responsable, ajoutant qu'un enfant avait été blessé.

Un porte-parole d'un hôpital de la province a confirmé le bilan de cette attaque, qui a ensuite été revendiquée par le groupe État Islamique (EI).

Elle survient deux jours après le meurtre par balles à Jalalabad de trois jeunes employées de la chaîne de télévision locale Enekaas TV.

Les assassinats ciblés de journalistes, juges, médecins, personnalités politiques ou religieuses, et défenseurs des droits, sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan.

Ces meurtres ont semé la terreur dans le pays et incité des membres de la société civile à se cacher ou s'exiler.

L'EI avait aussi revendiqué l'attaque de mardi, comme d'autres auparavant.

Mais le gouvernement afghan et les États-Unis continuent à imputer la responsabilité de ces assassinats ciblés aux talibans, même si ceux-ci rejettent fermement cette accusation.

Cette vague d'assassinats a coïncidé avec l'ouverture en septembre à Doha de négociations de paix entre les talibans et le gouvernement afghan, destinées à mettre fin à deux décennies de guerre.

Aujourd'hui, ces pourparlers sont au point mort, alors que Washington a ordonné un réexamen de l'accord signé en février 2020 à Doha avec les talibans prévoyant le retrait complet des troupes américaines du pays d'ici mai 2021.

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