Le député Julien Aubert se dit "intéressé" par la présidence du parti Les Républicains

Le député Julien Aubert se dit "intéressé" par la présidence du parti Les Républicains
Julien Aubert, lors d'une réunion LR à Paris le 26 avril 2022.

publié le jeudi 12 mai 2022 à 13h00

Le député en ​campagne pour sa réélection dans le Vaucluse, estime dans un entretien au Figaro pouvoir assurer la reconstruction de sa famille politique, après l'échec de Valérie Pécresse à la présidentielle, où la candidate LR a culminé à 4,78% des voix.


Une candidature spontanée pour prendre les rênes des Républicains. Alors que Christian Jacob quittera son poste après les élections législatives de juin, le député LR Julien Aubert s'est dit, jeudi 12 mai, "intéressé" par la présidence. "Pour ma génération, il y a une ardente obligation de prendre part à la reconstruction de la droite", a déclaré celui qui brigue un second mandat de député du Vaucluse dans une interview au Figaro.



Car, selon Julien Aubert, "cette élection future doit être l'occasion de faire l'inventaire de nos erreurs et de trancher des débats internes", alors que "lors des précédentes élections, nous avions mis nos problèmes de ligne politique sous le tapis en essayant de faire de ce vote un plébiscite".

Recréer un RPR qui s'"adapte aux problématiques actuelles"

"Nous ne pouvons plus continuer à faire de la politique comme sous Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. Les Républicains doivent devenir le parti de la nation, de la liberté, du pouvoir d'achat et de la dignité des classes populaires et moyennes, sans verser dans le gauchisme antilibéral ou l'identitarisme frileux", a-t-il préconisé pour reconstruire le parti, après l'échec de Valérie Pécresse à la présidentielle, où la candidate LR a culminé à 4,78% des voix.

Ambitionnant de recréer un RPR qui serait "adapté aux problématiques actuelles", il affirme que "pour recréer une sensibilité patriotique" il faut "ouvrir" le parti "à tous les Français fragilisés par une perte de pouvoir d’achat et une France désindustrialisée, à tendre la main à des gens qui ont appartenu à (sa) famille, tel Nicolas Dupont-Aignan, voire même jusqu’aux républicains de l’autre rive inquiets face à l’islamo-gauchisme".
Aucune compromission ne sera possible.

"Tous ceux qui aiment la nation doivent se regrouper, mais aucune compromission ne sera possible avec ceux qui essentialisent l’être humain, le racialisent ou se réfèrent à des théories d’extrême droite passées, présentes ou futures", assure-t-il encore.

Interrogé sur une éventuelle influence sur sa campagne aux législatives de l'échec de Valérie Pécresse, Julien Aubert s'est voulu rassurant, certifiant que "les électeurs (lui) expliquent pourquoi ils n'ont pas voté pour elle en (lui) disant qu'ils se prononceront différemment aux législatives".

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