Eric Zemmour candidat à Saint-Tropez : "Je ne changerai rien à la campagne que j'avais prévue", réagit Sabine Cristofani (NUPES)

Eric Zemmour candidat à Saint-Tropez : "Je ne changerai rien à la campagne que j'avais prévue", réagit Sabine Cristofani (NUPES)
Eric Zemmour.
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publié le jeudi 12 mai 2022 à 18h45

Eric Zemmour a annoncé sa candidature aux élections législatives ce jeudi 12 mai, l'ancien polémiste se lance dans la circonscription de Saint-Tropez.

L'ancien candidat d'extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour se lance dans la bataille des législatives dans le Var, dans la circonscription de Saint-Tropez. "Reconquête est de retour partout en France.

Je mènerai notre beau et grand combat aux côtés de nos 550 candidats. Je me présente dans la 4e circonscription du Var", a tweeté Eric Zemmour ce jeudi 12 mai, lui qui avait recueilli 7,07% des voix à la présidentielle.



Sa rivale Sabine Cristofani, candidate NUPES, a réagi au micro de BFMTV. "Je ne changerai rien à la campagne que j'avais prévue. C'est sûr, je vais être beaucoup plus exposée que s'il n'était pas venu sur cette circonscription, mais je me bats avant tout pour un programme, celui mis en place par la NUPES, et je me serais battue de la même façon s'il n'avait pas été là", a-t-elle affirmé.

Puis d'évoquer les enjeux de sa circonscription qui est "très partagée" : "On a tout le côté 'mer' avec le Golfe de Saint-Tropez, et tout le côté 'terre' avec toutes les communes comme Vidauban, Flassans, des petites communes plus rurales. On a un grand écart entre certaines populations : ceux qui sont à Saint-Tropez et qui peuvent s'offrir une salade Caesar à 90 euros, et ceux qui n'arrivent pas à manger à leur faim." La candidate entendu donc se "battre pour faire gagner le programme de la NUPES : de mettre le SMIC à 1.400 euros, à ce que tout le monde ait assez d'argent pour vivre", a détaillé Sabine Cristofani.


Au premier tour des législatives le 12 juin, le président de Reconquête! aura également face à lui un candidat du RN, Philippe Lottiaux, et la députée sortante macroniste Sereine Mauborgne. Eric Zemmour a tenu un meeting sur une plage à Cogolin à 18 heures.

Il a choisi une circonscription où il a obtenu 14,7% des voix au premier tour de la présidentielle, contre 32,2% pour Marine Le Pen et 24,1% pour Emmanuel Macron. Avec l'un de ses meilleurs scores nationaux dans la ville, huppée, de Saint-Tropez : 22,4% des suffrages.

"Candidature hors sol"

Eric Zemmour a pris plusieurs semaines avant de se lancer. Il a réclamé de nombreuses fois un accord avec le Rassemblement national, en vain. Certains proches, comme l'eurodéputé ex-RN Jérôme Rivière, lui recommandaient d'attendre les européennes dans deux ans, pour éviter une défaite sur son nom après la claque reçue à la présidentielle. "Il avait en tête depuis longtemps d'être candidat", a assuré toutefois le vice-président de Reconquête! et ancien LR Guillaume Peltier.

Le maire de Toulon (Var) et soutien d'Emmanuel Macron, Hubert Falco (ex-LR), a expliqué avoir un "haut-le-coeur à l'idée" que cette 4e circonscription "puisse passer aux extrêmes".

Au RN, Jean-Philippe Tanguy, ancien directeur de campagne adjoint de Marine Le Pen et lui-même candidat dans la Somme, a dénoncé la "candidature hors sol" d'Eric Zemmour. "C'est très tardif et une campagne ça se prépare, il faut connaître le territoire", insiste ce cadre du RN. S'il "se présente, il part au carton", avait aussi commenté le président du RN Jordan Bardella mercredi.

Parisien, Eric Zemmour a finalement laissé ses lieutenants se lancer dans les quartiers chics de la capitale, Sébastien Pilard (ex-LR) dans la 14e circonscription (16e arrondissement) et Garen Shnorhokian dans la 4e (17e arrondissement).

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