Yassine Belattar rend hommage à son ami décédé dans le crash en Éthiopie

Yassine Belattar rend hommage à son ami décédé dans le crash en Éthiopie
Yassine Belattar le 29 novembre 2007 à Paris.

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 11 mars 2019 à 21h10

Le présentateur et humoriste salue la mémoire de son "frère" Karim Saafi, qui fait partie des neuf Français décédés dimanche dans le crash du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines, qui effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi. Au total, 157 personnes ont trouvé la mort dans cet accident. 

Yassine Belattar et Karim Saafi étaient amis d'enfance. Ils ont grandi ensemble à Marly-le-Roi (Yvelines), comme le confie l'humoriste au Parisien, lundi 11 mars. "Karim m'a appris à vivre alors que j'étais en colère contre tout. Il m'a dit de lire et d'apprendre à parler. Au collège puis après, c'était une personne tellement importante dans notre construction à tous... Il n'était jamais fataliste et est devenu un exemple", se souvient Yassine Belattar. 

"Une partie de nous vient de disparaître. Karim était un être d'une bonté hors norme", a-t-il écrit dans un message en hommage à son ami publié sur Facebook. 

Karim Saafi, Franco-Tunisien de 38 ans, était le cofondateur du Forum de la jeunesse de la diaspora africaine en Europe (Adyfe). Il se trouvait à bord du vol ET 302 car il devait intervenir devant le Conseil économique, social et culturel de l'Union africaine à Nairobi. 

Un projet d'école artistique à Molenbeek pour combattre les préjugés

"Il fédérait, donnait de l'espoir. Son apport à la jeunesse des quartiers populaires est immense", salue encore Yassine Belettar. "Il travaillait avec une centaine d'associations dans le monde, il portait haut le panafricanisme. Il voulait montrer aux gens qu'ils pouvaient aller au-delà de là où on les attend, et qu'ils étaient autre chose que ce qu'on les suspecte d'être", raconte-t-il au Parisien

Ainsi, son ami, établi à Bruxelles, portait notamment un projet d'ouverture d'une école artistique à Molenbeek, une commune bruxelloise où vivent de nombreux immigrés maghrébins, devenue aux yeux du monde un fief de jihadistes après les attentats parisiens de novembre 2015, dont plusieurs des auteurs en étaient originaires. 

Malgré la disparition de Karim Saafi, "on va l'ouvrir, cette école qui donnera de l'espoir aux jeunes !, promet le présentateur, "sinon ce serait du gâchis". Yassine Belattar souhaite que l'établissement porte le nom de son ami. 

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