Vosges : les surprenantes et très drôles boutades de la gendarmerie locale

Vosges : les surprenantes et très drôles boutades de la gendarmerie locale©Panoramic

, publié le vendredi 11 décembre 2020 à 17h50

Alors que les relations entre les forces de l'ordre et la population ne sont pas toujours au beau fixe, la gendarmerie des Vosges tente d'apporter un peu de légèreté. Sur Twitter, elle fait passer des messages de prévention avec un brin d'humour assumé, comme le révèle Le Monde.

Alors que la défiance de la population envers les forces de l'ordre est toujours forte, notamment à cause de la loi « sécurité globale » et de son article 24, la gendarmerie des Vosges souhaite apaiser les tensions.

Son mot d'ordre : faire de la prévention par le rire. Ainsi, sur son fil Twitter, qui compte malgré tout plus de 23 000 followers, des gendarmes se relaient pour poster des messages qui ne manquent pas de susciter un petit rictus, comme l'explique Le Monde.


"Toujours à vous plaindre !"

À y regarder de plus près, aucun sujet n'est épargné : la sécurité pendant les balades à vélo, les vagues de froid, de canicule, les embouteillages, les contrôles routiers... entre autres tâches qui incombent aux gendarmes. C'est ainsi qu'il est possible de voir des tweets avec une vache sur le capot d'une voiture ou une photo du "Code de la Route pour les nuls", comme pour moquer gentiment les habitants. "Toujours à vous plaindre ! Mais si nous ne vous contrôlions pas, comment pourriez-vous savoir que nous sommes aussi sympa en vrai que sur les réseaux ?", peut-on par exemple lire dans un des tweets. "Nos posts sont mêmes likés par l'ex-présidente du Medef Laurence Parisot, Anne Hidalgo et des parlementaires", réagit un gendarme dans les colonnes du Monde.

Recréer un lien avec la population

En charge, on retrouve Brice Mangou, 42 ans, lieutenant-colonel, et deux de ses adjoints. Une manière également de se détendre et de communiquer en même temps. Ils ont fait un constat : la communication institutionnelle ne fonctionne pas, alors il convenait de trouver une nouvelle approche. "On a alors institué des messages plus décalés, ça a cartonné", se réjouit Brice Mangou, ancien chef de bureau au Sirpa gendarmerie. À Paris, la direction applaudit cette démarche. Un groupe WhatsApp a même été créé pour "coordonner" toute cette communication et pour que chacun puisse exposer ses idées.  

Avec un but très précis, recréer un lien solide avec la population. "On voulait dédramatiser la relation, s'adresser aux gens sur les réseaux sociaux comme on s'adresse à eux sur les marchés, avec cordialité, taquinerie, humour", conclut Brice Mangou pour qui il est essentiel de monter aux Français que les gendarmes "ce sont aussi des gens qui vivent sur des territoires, qui y pratiquent des activités, qui ont des enfants et des références populaires".

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