Voies sur berges : un rapport accable la piétonnisation de la rive droite à Paris

Voies sur berges : un rapport accable la piétonnisation de la rive droite à Paris
Des véhicules surla rive gauche des berges de Seine à Paris, en 2010 (illustration)
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Orange avec AFP, publié le jeudi 17 novembre 2016 à 11h43

Entre la mairie de Paris et la région Île-de-France, la partie de ping-pong se poursuit. Après la décision du tribunal administratif favorable à Anne Hidalgo, qui a refusé de suspendre la piétonnisation des voies sur berges dans la capitale, un rapport commandé par Valérie Pécresse livre des conclusions accablantes quant à l'initiative menée par l'édile de la capitale.

Selon l'étude, la fermeture à la circulation de la rive droite de la Seine sème la pagaille sur les routes, et ce bien au delà de Paris intra-muros. L'étude pointe par exemple du doigt un trafic encore plus dense sur un périphérique déjà saturé, et des temps de parcours encore augmentés sur l'A86.


Selon le Figaro, qui révèle ce jeudi les principaux enseignements de cette étude, cette dernière a été commandée par la présidente du conseil régional d'Ile-de-France et confiée à un comité d'experts indépendant. Ils ont assuré le suivi de l'évolution du trafic depuis l'interdiction de la berge aux voitures, mise en place en septembre dernier. Des résultats mensuels ont été calculés à partir des données recueillies par cet observatoire, qui a mis à contribution plusieurs organismes dont Airparif, Bruitparif, ou encore l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) d'Île-de-France.

LES SECOURS METTENT PLUS DE TEMPS À INTERVENIR

Entre septembre 2015 et septembre 2016, des augmentations du temps de parcours allant jusqu'à +135% ont été constatées dans la capitale. Des "axes de report" comme le Boulevard Saint-Germain, sont particulièrement affectés. En banlieue, la perte de temps sur le périphérique pour aller jusqu'à + 25%. L'enquête pointe également du doigt les effets négatifs de cette augmentation du trafic sur le temps d'intervention des secours. La plupart des services interrogés notent qu'ils arrivent sur les lieux d'intervention en moyenne uneminute plus tard qu'en 2015.

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