Voies sur berges à Paris: Hulot invite Hidalgo et Pécresse à discuter

Chargement en cours
 Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, le 21 novembre 2017

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, le 21 novembre 2017

1/3
© AFP, BERTRAND GUAY

AFP, publié le mardi 13 mars 2018 à 13h30

Nicolas Hulot invite Anne Hidalgo et Valérie Pécresse à son ministère pour "regarder ensemble" comment faire pour que la piétonnisation des berges de Seine rive droite à Paris "soit moins brutale pour les automobilistes".

"Je souhaiterais que (la maire PS de Paris) Anne Hidalgo, (la présidente LR de l'Ile-de-France) Valérie Pécresse et les présidents des départements qui sont autour de Paris intra-muros, peut-être, viennent à mon ministère et que l'on regarde ensemble comment on peut faire en sorte que cette décision soit moins brutale pour les automobilistes", a déclaré le ministre de la Transition écologique sur France Inter.

"Il faut donner des alternatives aux automobilistes", a-t-il ajouté, proposant "qu'il y ait, par exemple, des parkings qui permettent aux automobilistes de laisser, à des tarifs raisonnables, leur voiture aux portes de Paris".

Cette piétonnisation, au coeur d'une polémique entre Paris et banlieue, élus de droite et de gauche, a été annulée le mois dernier par le tribunal administratif.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo a repris depuis un arrêté de fermeture à la circulation sur 3,3 km de la voie Georges-Pompidou, du quai bas de l'entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe).

"Je voudrais simplement que ces deux femmes, auxquelles j'accorde une véritable sincérité sur leur volonté de traiter le sujet santé/environnement à un moment ou un autre, se mettent autour de la même table et mon ministère y est favorable", a-t-il ajouté.

"Oui: rétablir le dialogue est indispensable", a répondu dans un tweet Valérie Pécresse, qui en avait appelé la semaine passé à l'État "pour mettre en cohérence l'ensemble des plans" de circulation de la capitale et des communes alentours.

La présidente de Région a envoyé lundi à Nicolas Hulot un courrier dans lequel elle revient sur les "mesures compensatoires", pour partie déjà dévoilées, qu'elle réclame à l'État et à la Ville de Paris afin d'"éviter l'accroissement non maîtrisé des embouteillages dans et aux portes de Paris, sur les voies d'accès à la capitale, le périphérique et l'A86".

Parmi ces mesures, elle évoque "un engagement de l'État à augmenter les financements du Contrat de Plan État Région destinés à l'accroissement de transports Paris/banlieue et banlieue/banlieue".

Elle confirme son idée de "rouvrir à la circulation une voie uniquement en semaine", qui pourrait être "limitée aux véhicules non polluants et silencieux pour une période transitoire", et celle de voir la Ville de Paris diviser "par deux (les) tarifs de 1.500 places à ce stade inoccupées dans 14 parkings relais" proches de métros et RER.

Elle évoque aussi notamment une dizaine de carrefours intelligents pour gérer les flux de circulation et "une réflexion sur de nouvelles lignes de bus arrivant par l'Est".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
46 commentaires - Voies sur berges à Paris: Hulot invite Hidalgo et Pécresse à discuter
  • si j etais une de ces deux dame je serais prudente . on connait le lascard.........

  • C'est la voix de la raison,
    la piétonisation des centres villes se fera, comme elle se fait dans toute l'Europe et le monde, mais il faut permettre l'adaptation de tous les autres secteurs,
    et les bobos ne pensent pas assez aux autres

  • On ne discute pas avec Mme Hidalgo. On vote aux prochaines municipales !

  • Monsieur Hulot sait qu'il est ministre et qu'il doit s'intéresser à toute la France et pas qu'a Paris et aux métropoles ?.

  • Et Hulot, il discute avec ses amis actuels sur l'avenir du nucléaire en France ?