Visite surprise de Castex dans un commissariat de La Courneuve

Visite surprise de Castex dans un commissariat de La Courneuve
Jean Castex et Didier Lallement au commissariat de La Cournbeuve le 5 juillet 2020

, publié le dimanche 05 juillet 2020 à 23h51

Le nouveau Premier ministre Jean Castex a rendu une visite susprise dimanche soir à des policiers de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, pour soutenir les forces de l'ordre et souligner l'importance pour lui de "la sécurité publique", a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce déplacement intervient après un dîner entre le chef du gouvernement et Emmanuel Macron à l'Elysée alors que les deux hommes préparent la composition du nouveau gouvernement qui doit être annoncée lundi après-midi.

"Le gouvernement sera désigné demain" lundi, a-t-il confirmé, assurant que le ministre de l'Intérieur sera nommé "sur (s)a proposition".

Il a été accueilli par le préfet de police Paris Didier Lallement qui a annoncé jeudi que la Compagnie de Sécurisation et d'Intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis, dont quatre agents viennent d'être mis en examen pour des "faits d'une particulière gravité", allait être "dissoute".

Le préfet de police Didier Lallement a aussi décidé de revoir la doctrine d'emploi des CSI dans le sens d'une meilleure articulation avec d'autres services pour la lutte contre la délinquance.

"Évidemment le choix de ce déplacement est symbolique. Le but de ce déplacement est très simple, je veux discuter un peu avec vous, voir comment vous vivez votre travail. Et au-delà de cela, les questions de sécurité publique sont parmi mes toutes premières préoccupations", a expliqué Jean Castex.

Il a souligné être venu "montrer le soutien du gouvernement de la République. Je sais que vous attendez de nous des actes. Ils viendront. Vous attendez de nous de la reconnaissance et du soutien. Ils seront sans faille", a-t-il ajouté.

"Y-a-t-il des endroits où vous ne pouvez pas aller ? Il n'y a pas de zones de non droit ?", a demandé le Premier ministre aux policiers qui lui ont répondu qu'ils pouvaient circuler partout. 

Un policier lui a expliqué avoir l'impression d'être "stigmatisé". "Sur les contrôles, on est filmé automatiquement. Avec des soupçons automatiques de violences policières. A la moindre intervention tout le monde nous filme en espérant une pseudo bavure", a ajouté ce policier.

Cette visite intervient dans un contexte de tensions sur fond de manifestations contre les violences policières.

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