Visé par une enquête pour viol, l'avocat Juan Branco "conteste tout rapport sexuel non consenti"

Visé par une enquête pour viol, l'avocat Juan Branco "conteste tout rapport sexuel non consenti"
Juan Branco, le 5 mars 2020.

publié le vendredi 30 avril 2021 à 16h55

Le Parisien révèle vendredi 30 avril qu'une jeune femme a déposé une main courante contre le médiatique avocat, poussant ce dernier à livrer sur les réseaux sociaux sa version de l'affaire.

Habitué à traiter des dossiers complexes et médiatiques, l'avocat Juan Branco est aujourd'hui du côté des accusés. Le Parisien a révélé vendredi 30 avril qu'une jeune femme avait déposé la veille une main courante au lendemain d'une rencontre avec le conseil de 31 ans.

Des déclarations qui ont poussé le parquet de Paris à confier une enquête à la 1ère DPJ pour des faits de "viol". Des informations confirmés par franceinfo, que l'avocat proche de La France insoumise nie formellement. Juan Branco "conteste tout rapport sexuel non consenti", a fait savoir à franceinfo son avocat Me Yassine Bouzrou. 




Après ces révélations dans les médias, l'avocat qui défend notamment  l'artiste russe Piotr Pavlenski dans l'affaire de la sextape de Benjamin Griveaux ou le "gilet jaune" Maxime Nicolle, alias Fly Rider, a publié un long texte sur Facebook pour expliquer sa version de l'affaire. 



"Mardi, j'ai rencontré une jeune femme, qui m'avait écrit sur Instagram, avec qui nous avons passé l'après-midi en marchant, en flânant dans le jardin du Luxembourg, dans les rues, en parlant. Une femme belle, intéressante, qui me racontait des mondes que je ne connaissais pas", écrit-il en préambule. Un rendez-vous écourté, qui a repris un peu plus tard quand la jeune femme est venu le rejoindre chez lui. 

"Elle m'a alors dit qu'elle était allée à la police le lendemain"

"Je ne sais pas qui a eu l'idée, mais nous nous sommes décidés à voir un film (...) Nous avons installé le projecteur sur le lit. Nous étions côte à côte, elle m'a donné sa main, je l'ai longtemps tenue. Nous avons commencé à nous embrasser. Cela allait et venait. On ne savait pas trop, on se provoquait, on se refusait puis recommençait. Nous avons beaucoup hésité, j'avais envie d'elle, elle aussi, on se l'est dit, plusieurs fois, et à un moment, je lui ai demandé si elle voulait, et elle m'a dit oui, et nous avons fait ce que deux personnes en ces circonstances feraient ", décrit-il.

Après cette nuit, la jeune femme est repassée le lendemain pour récupérer des affaires oubliées. "Le soir, elle est repassée me voir, elle était froide et troublée. Elle m'a dit que c'était allé trop vite, que ça ne lui était jamais arrivé, que d'habitude c'était elle qui était entreprenante, et que moi je l'avais pas été. Elle a commencé à dessiner des comparaisons qui m'ont blessé", regrette-t-il. "Elle m'a alors dit qu'elle était allée à la police le lendemain. Qu'elle avait déposé une main courante, car deux amies à qui elle avait parlé le lui avaient suggéré", explique-t-il.

Son avocat a affirmé sur franceinfo que la plaignante avait annoncé qu'elle allait retirer ses accusations. "La jeune femme a assuré ce vendredi à Juan Branco son intention de retirer sa main courante lundi, dans une conversation en ligne que nous avons pu consulter", écrit également Le Parisien. Ce qui ne met pas fin à l'enquête pour autant, souligne franceinfo

 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.