Virus: l'Allemagne place les régions Ile-de-France (Paris) et Provence-Alpes-Côte-d'Azur en zones à risque

Virus: l'Allemagne place les régions Ile-de-France (Paris) et Provence-Alpes-Côte-d'Azur en zones à risque
L'esplanade du Trocadéro le 24 août 2020 à Paris
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, publié le lundi 24 août 2020 à 23h05

L'Allemagne a placé les régions Ile-de-France, avec Paris, et Provence-Alpes-Côte-d'Azur en zones à risque en raison du nombre élevé de cas d'infections au nouveau coronavirus, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères.

Le ministère met en garde sur son site internet contre "les voyages touristiques, non indispensables" à destination de ces régions, ce qui signifie que les voyageurs revenant en Allemagne devront se soumettre à un test de dépistage et observer une quarantaine dans l'attente du résultat.

Le nombre des nouvelles infections au Covid-19 dépasse dans ces régions le plafond de 50 cas pour 100.000 habitants sur sept jours, explique-t-il.

Par ailleurs, le ministère a placé la Guyane française également dans la catégorie des régions à risque et "déconseille de manière urgente" tout voyage à destination des autres territoires d'outre-mer.

Le ministère a récemment multiplié les mises en garde sur les voyages, notamment à destination de Bruxelles, d'une partie des côtes touristiques de la Croatie ou encore de l'Espagne, destination de villégiature favorite des Allemands qui s'y rendent chaque année par millions.

L'Allemagne est sur le qui-vive face à une menace croissante de deuxième vague et la chancelière Angela Merkel a exclu la semaine dernière toute mesure d'assouplissement des règles sanitaires actuellement en vigueur, comme le port du masque dans les transports publics, les commerces et les restaurants.

Considéré comme un modèle dans sa gestion de la pandémie de Covid-19 en Europe, le pays connaît lui aussi une résurgence des nouvelles infections, considérée comme étant liée en partie au retour des vacanciers.

Lundi, il a fait état de plus de 700 nouveaux cas en 24 heures, mais en moyenne, ils ont largement dépassé le millier ces dernières semaines. 

Samedi, il avait enregistré plus de 2.000 nouveaux cas en 24 heures, retrouvant les niveaux de fin avril, une période alors encore considérée comme dans le pic de la pandémie.

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