Viols en série dans la forêt de Sénart: début du procès à Evry

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Croquis d'audience du 15 septembre 2020 montrant Aïssa Z., accusé d'avoir commis des viols en série, qui comparaît devant la cour d'assises de l'Essonne
Croquis d'audience du 15 septembre 2020 montrant Aïssa Z., accusé d'avoir commis des viols en série, qui comparaît devant la cour d'assises de l'Essonne
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© AFP, Benoit PEYRUCQ

, publié le mardi 15 septembre 2020 à 17h42

Le procès de l'homme accusé d'avoir commis des viols en série dans la forêt de Sénart entre 1995 et 2000 a débuté mardi devant la cour d'assises d'Evry, en présence de plusieurs plaignantes.

Âgé de 45 ans, Aïssa Z. devra répondre pendant plus d'un mois d'une trentaine de viols, tentatives de viol et agressions sexuelles commis majoritairement sur des promeneuses ou des joggeuses dans une forêt de l'Essonne.

Cette série d'agressions avait créé une psychose autour du "violeur de la forêt de Sénart" qui a échappé aux enquêteurs pendant de longues années. 

Cheveux ras et petites lunettes rectangulaires dans le box, les mains derrière le dos, Aïssa Z., qui conteste les faits, a décliné son identité et sa situation familiale à son arrivée dans le box.

Marié et père d'un garçon de cinq ans, cet ancien chauffeur de bus qui habite désormais Ris-Orangis a déclaré, d'une voix ferme et claire, souhaiter "répondre aux questions" de la cour.

Il "revendique son innocence depuis le début de la procédure", a déclaré une de ses avocates, Me Cloé Fonteix, à l'AFP.

Confondu par son ADN, ce père de famille sans histoires avait été arrêté et mis en examen fin 2015 au terme d'une longue et tortueuse enquête.

Faute de preuves et d'élément probants, les investigations avaient été closes une première fois en 2005 avant d'être rouvertes près de dix ans plus tard.

Une nouvelle technique d'analyse génétique avait alors permis d'identifier "de façon quasi certaine" l'ADN de l'accusé, selon l'accusation.

Plusieurs victimes du violeur de Sénart ont tenu à assister aux audiences dans l'espoir, disent-elles, de "tourner la page".

Verdict attendu le 9 octobre.

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