Violences urbaines à Toulouse: 13 émeutiers jugés en comparution immédiate

Violences urbaines à Toulouse: 13 émeutiers jugés en comparution immédiate
Des voitures calcinées sur un parking après une nuit d'échauffourées dans les quartiers du Mirail à Toulouse, le 18 avril 2018

AFP, publié le vendredi 20 avril 2018 à 07h32

Trois personnes interpellées dans la nuit de mardi à mercredi dans le cadre des violences urbaines qui se sont déroulées dans le quartier du Grand Mirail à Toulouse, seront jugées vendredi en comparution immédiate, a indiqué jeudi soir le parquet.

Des comparutions qui s'ajoutent à dix autres dossiers de personnes interpellées lundi et qui comparaitront à la même audience, pour ces échauffourées qui opposent depuis dimanche des jeunes de ce quartier à la police.

Le procureur de la République de Toulouse a précisé dans un communiqué de presse que trois autres individus arrêtés mardi ont fait l'objet d'une mesure de travail non rémunéré pour l'un, d'une condamnation à trois mois d'emprisonnement ferme et confiscation de son véhicule dans le cadre d'une procédure de CRPC (plaider-coupable) pour un autre, et d'une remise en liberté pour le dernier.

Le parquet précise "(qu')un mineur est toujours en garde à vue" pour des faits commis dans la nuit de mercredi à jeudi.

En outre, le procureur souligne que décès d'un second détenu à l'hôpital, fait "susceptibles d'être à l'origine de ces violences urbaines", serait dû à un suicide. Une autopsie sera pratiquée vendredi.

Le quartier du Grand Mirail a été secoué par des violences urbaines depuis dimanche. 

Ces évènements font suite à la mort samedi, probablement par suicide, d'un premier détenu originaire du Mirail et à l'interpellation dimanche dans le quartier d'une femme en burqa.

Une rumeur circule selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses, au sud de Toulouse, seraient responsables du décès samedi du détenu, originaire du quartier.

Mercredi, un premier émeutier, un jeune homme de 18 ans poursuivi pour avoir jeté une pierre sur un véhicule de police, a été condamné à six mois de prison, dont trois avec sursis, sans mandat de dépôt.

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