Violences sur les femmes: des féministes demandent plus de moyens

Violences sur les femmes:  des féministes demandent plus de moyens

Place de la République à Paris, des femmes manifestent contre les violences faites aux femmes, le 24 novembre 2017

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AFP, publié le samedi 02 décembre 2017 à 14h01

Une centaine de féministes, femmes et hommes, exhortent le gouvernement à "revoir sa copie" concernant la lutte contre les violences faites aux femmes, demandant notamment davantage de moyens financiers, samedi dans une tribune publiée par le Monde.

Les signataires rappellent que le président Emmanuel Macron a décrété l'égalité entre les femmes et les hommes "grande cause du quinquennat" et a annoncé un plan d'action pour lutter contre les violence sexistes et sexuelles, il y a une semaine dans un discours à l'Elysée, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. 

Mais "le compte n'y est pas, face à l'ampleur des violences sexistes et sexuelles", écrivent-ils dans cette tribune en ligne à la mi-journée sur lemonde.fr.

Le discours du chef de l'Etat "se voulait symboliquement fort et promeut plusieurs mesures nouvelles", sauf qu'elles "ne sont accompagnées d'aucun financement supplémentaire", écrivent les signataires, parmi lesquelles des militantes comme Caroline De Haas, des syndicalistes comme le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et Bernadette Groison (FSU), la philosophe Geneviève Fraisse ou encore l'historienne Christine Bard.

Alors que l'Elysée a annoncé la semaine dernière que les crédits interministériels consacrés à l'égalité femmes-hommes passeront à 420 millions d'euros en 2018, contre 397 millions en 2017, les signataires affirment que "seuls 15% de ces crédits sont consacrés à la lutte contre les violences".

Pour la lutte contre les violences, "nous demandons une augmentation budgétaire au moins équivalente à ce que l'Espagne a débloqué - à savoir un milliard d'euros sur cinq ans - associé à une loi-cadre", ajoutent-ils.

Concernant les violences faites aux femmes sur leur lieu de travail, les signataires regrettent qu'Emmanuel Macron n'ait "pas dit un mot samedi" d'une norme qui doit être examinée en juin prochain par l'Organisation internationale du Travail (OIT), pour mieux lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Ils rappellent que "le contenu et la portée de cette norme dépendront de la position des Etats".

"Nous exhortons le gouvernement à revoir sa copie et à prendre en compte, sans anathème, chantage ou pression sur aucune d'entre nous, les critiques des féministes", écrivent les signataires.

 
39 commentaires - Violences sur les femmes: des féministes demandent plus de moyens
  • Les français ont-ils compris que ce combat des féministes de tous crins n'est, en fait, qu'une lutte de pouvoirs politiques et un moyen de faire de l'argent ?

  • Aujourd'hui quel que soit le probléme de société à résoudre, la primo solution se résume à une distribution financiére. Hors, si les moyens financiers ont une importance non négligeable loin s'en faut, elle n'en illustre pas moins la conséquence première de la pensée l'idéologie et de l'esprit de la toute politique de gauche qui des décennies durant à persuadé les individus, diffusé,martelé dans l'esprit des gens que la première solution de probléme consistait au nom de l'égalité à prendre à ceux qui possèdent pour donner à ceux qui n'ont pas sans chercher plus avant, ni plus loin les causes des différences qu'il convient d'effacer et d'éradiquer par la distribution financière à ceux qui la réclament. Oui, la notion financière est particulièrement importante personne ne peut rationnellement constater cette évidence. Mais par contre, tout un chacun de lucide sensé et rationnel , ne peut nier que la toute première priorité dans notre société au quotidien consiste d'abord à rétablir les valeurs initiales mais essentielles perdues au nom de multiples raisons toutes aussi fallacieuses les unes que les autres.
    Une Volte face s'impose, d'abord et en toute priorité, faire respecter les lois déjà existantes et les améliorer pour les adapter aux nouvelles exigences s'il y a lieu. Appliquer les peines et sanctions de tous ceux sans exceptions qui ne respectent pas celles qui existent. Hors avant de créer de distribuer et dépenser des fonds pour satisfaire des demandes perpétuelles sans changer les comportement, les distributions financières dans son fonds,dans sa forme et dans sa destination , (aux bénéfices de qui ? ) et ne résoudra pas toujours loin s'en faut les problèmes. Les structures de la société sont à revoir, l'état d'esprit est à modifier, cela passe bien plus par l'éducation, par la diffusion, par la persuasion. Persuasion que tous les partis politiques et le domaine associatif maîtrisent parfaitement quand il s'agit de défendre leurs idées et leurs intérêts avec leurs propres moyens ceux dont ils disposent déjà.

  • Plus de moyens financiers, c'est plus d'impôts.

  • La première mesure et , elle ne coûte rien , c'est par l'éducation à l'école que l'on apprendra à respecter la femme . Enseigner le respect de son prochain femme ou homme , voila la mission essentielle de nos enseignants .

  • Il ne suffit pas d'augmenter continuellement les budgets pour des résultats. Il faut d'ores et déjà que les parents éduquent leurs enfants dans l'esprit égalité femme/homme et leur apprennent à respecter les femmes tant sexuellement qu'au niveau des violences. Arrêtons de croire que c'est l'argent qui inculque les valeurs.

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