Violences contre un producteur : les 4 policiers entendus sous le régime de la garde à vue

Violences contre un producteur : les 4 policiers entendus sous le régime de la garde à vue

, publié le vendredi 27 novembre 2020 à 12h54

Les policiers font l'objet d'une enquête du parquet de Paris pour "violences" et "faux en écriture publique".

Les quatre policiers soupçonnés d'avoir frappé un producteur de musique à Paris sont convoqués vendredi 27 novembre dans les locaux de la police des polices pour être entendus sous le régime de la garde à vue, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. Hafida El Ali, l'avocate du producteur, avait regretté un peu plus tôt sur franceinfo que les fonctionnaires n'ait pas été placés en garde à vue.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait demandé jeudi la "suspension" de ces policiers qui font l'objet d'une enquête du parquet de Paris pour "violences" et "faux en écriture publique" après le tabassage d'un producteur de musique samedi à Paris dont la vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux. Sur ces images dévoilées par Loopsider, un homme appelé "Michel" subit de nombreux coups de la part de policiers, dans le XVIIe arrondissement de Paris, alors qu'il se trouve à l'entrée d'un studio de musique. 

"On m'a dit 'sale nègre' plusieurs fois et en me donnant des coups de poing", a dénoncé jeudi la victime en venant porter plainte, avec son avocate, au siège parisien de l'IGPN.

"Je voudrais juste que le travail (de l'IGPN, ndlr) soit fait", a-t-il dit au sortir de sa déposition. "Je n'ai aucun doute là-dessus", a-t-il ajouté.

Suite à son interpellation violente, l'homme a dans un premier temps été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Paris pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "rébellion". Mais le parquet de Paris a finalement classé cette enquête et ouvert mardi une nouvelle procédure pour "violences par personnes dépositaires de l'autorité publique" et "faux en écriture publique", confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

"On m'a dit 'sale nègre' plusieurs fois et en me donnant des coups de poing", a dénoncé jeudi la victime en venant porter plainte, avec son avocate, au siège parisien de l'IGPN. "Je voudrais juste que le travail (de l'IGPN, ndlr) soit fait", a-t-il dit au sortir de sa déposition. "Je n'ai aucun doute là-dessus", a-t-il ajouté.

Cette affaire intervient en pleine polémique sur un projet de loi qui encadre la diffusion des images des forces de l'ordre en opération et après l'évacuation musclée, lundi, d'un camp de migrants au cœur de la capitale, dont les images ont également suscité beaucoup de réactions.

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