Violences policières : Martinez souffle le chaud et le froid

Violences policières : Martinez souffle le chaud et le froid

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Orange avec AFP, publié le mercredi 20 avril 2016 à 13h06

Au lendemain de la polémique provoquée par une affiche du syndicat Info'com de la CGT dénonçant les violences policières, le secrétaire général de la CGT a dénoncé sur Europe 1 des "ordres" donnés aux CRS pour "encadrer brutalement" les manifestations. D'un autre côté, il a tenté d'éteindre la polémique avec une lettre envoyée au ministre de l'Intérieur.



Publiée sur leur site depuis samedi, l'affiche du syndicat Info'com de la CGT contre les violences policières a fait couler beaucoup d'encre alors que l'organisation syndicale tient toute la semaine son 51e Congrès. "La police doit protéger les citoyens et non les frapper!" peut-on lire au dessus d'un sigle CRS, d'une matraque et d'une mare de sang et d'un gros "STOP à la violence". Bernard Cazeneuve a évoqué mardi une campagne "irresponsable et médiocre", dont il avait déjà déploré la veille la "violence" dans une lettre ouverte à Philippe Martinez. Une lettre à laquelle le secrétaire général de la CGT a répondu afin de calmer la polémique.

"En aucun cas, nous ne remettons en question le rôle essentiel d'encadrement et de maintien de l'ordre des salariés des professions concernées", écrit-il, au ministre de l'Intérieur. Mais "alors que les étudiants, les salariés, les privés d'emploi, les retraités se mobilisent depuis près de six semaines maintenant, exigeant le retrait du projet de loi El Khomri, nous ne pouvons nier qu'un certain nombre d'épisodes violents émaillent les différentes mobilisations dans le pays", ajoute-t-il dans son courrier daté du 19 avril, prenant à titre d'exemple des "vidéos extrêmement choquantes (qui) circulent sur internet". "Ce que nous condamnons avec fermeté, ce sont ces actes de violence, d'où qu'ils viennent", souligne le leader syndical.

- "Organisés au plus haut niveau" -

Des actes de violences qui sont ordonnés "au plus haut niveau" a précisé ce mercredi matin 20 avril Philippe Martinez sur Europe 1. Interrogé sur l'affiche polémique, dont il s'était désolidarisé la veille en rappelant qu'elle émanait d'un syndicat de la CGT et non pas de la confédération, il a expliqué qu'"on" donnait des ordres aux policiers, et "ces ordres font qu'ils frappent les casseurs mais aussi, dans les bousculades, beaucoup de jeunes et moins jeunes, comme moi".

"Vous pensez le plus sérieusement du monde qu'au ministère de l'Intérieur on donne des ordres clairs et précis aux policiers pour être violents vis-à-vis des manifestants ?" l'interroge le journaliste. "Les affrontements entre (les casseurs et les CRS) donnent des débordements" qui, "à (s)on avis", sont "organisés au plus haut niveau" explique le patron de la CGT. "Il y a des ordres au plus haut niveau pour que les manifestations soient encadrées brutalement", a t-il répété, sans pour autant préciser si ce "plus haut niveau" désignait bien le gouvernement.



La veille, Philippe Martinez avait déjà estimé que l'affiche visait non pas les policiers de terrain mais "ceux qui donnent les ordres".
 
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