Violences gynécologiques et obstétricales : une charte de bonnes pratiques publiée, à afficher en salles d'attente

Violences gynécologiques et obstétricales : une charte de bonnes pratiques publiée, à afficher en salles d'attente©PHILIPPE HUGUEN / AFP

publié le jeudi 21 octobre 2021 à 19h48

Parmi les indications figurant sur cette charte : l'examen clinique gynécologique "n'est pas systématique", doit être "précédé d'une explication" et de "l'accord oral de la femme".

Une "Charte de la consultation en gynécologie ou en obstétrique". C'est ce qu'a publié ce jeudi 21 octobre le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), signée par cinq autres sociétés savante. Cette charte pourra être affichée dans les lieux d'attente pour que "chaque femme en prenne connaissance avant la consultation".



Parmi les indications : l'examen clinique gynécologique "n'est pas systématique", doit être "précédé d'une explication" et de "l'accord oral de la femme".

Il y est également indiqué le pourquoi de ces consultations cliniques (apporter des renseignements sur l'état de la vulve, du vagin, effectuer des prélèvements, etc.) et ce qu'elles peuvent comporter (palpation des seins, toucher vaginal ou rectal...).

"Aucune pression" sur la patiente

Il y est aussi précisé que la patiente peut être accompagnée si elle le désire mais qu'en revanche la présence d'un autre soignant "est soumise au consentement de la femme".

"L'examen doit pouvoir être interrompu dès que la patiente en manifeste la volonté. Aucune pression, en cas de refus, ne sera exercée sur elle", est-il également indiqué.

Un coup de projecteur a été remis ces dernières semaines sur les violences gynécologiques et obstétricales, après une enquête pour "viols" visant Émile Daraï, spécialiste de l'endométriose et chef du service gynécologie à l'hôpital Tenon à Paris.

Celui-ci "conteste fermement les accusations portées contre lui" par d'anciennes patientes, a indiqué son avocat. "Il s'en expliquera dans le cadre des enquêtes ouvertes par le parquet de Paris, l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) et Sorbonne Université", a encore précisé son avocat.

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