Violences du 1er-Mai : les étonnants profils de certains interpellés

Violences du 1er-Mai : les étonnants profils de certains interpellés
102 personnes avaient été interpellées après les violences du 1er-Mai. (photo d'illustration)

Orange avec AFP, publié le vendredi 04 mai 2018 à 17h50

Les comparutions immédiates de six auteurs des violences du 1er-Mai ont débuté jeudi 3 mai et certains des profils sont pour le moins étonnant.

Vitrines cassées, voiture incendiée, Mc Donald's vandalisé... Quelque 102 personnes avaient été placées en garde à vue mardi après des actes de vandalisme et de violences en marge du défilé syndical du 1er-Mai à Paris.

Quarante-trois gardes à vue avaient été prolongées, et sept ont été levées, dans le cadre d'enquête qui se poursuit. Les autres procédures ont été classées sans suite, selon le parquet de Paris. Six personnes ont été convoquées au tribunal de grande instance de Paris, ce jeudi 3 mai.



Diplômé de Centrale, fils de chercheur CNRS ou fille de directeur financier
Cinq hommes et une femme étaient poursuivis pour participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou dégradations. Pour la plupart, ils ont été arrêtés avec des ciseaux, des pierres, des masses et des masques dans leur sac. Mais ce qui étonne le plus, ce sont les profils de certains d'entre eux, rapporte Franceinfo. L'un des prévenus est un homme de 29 ans, diplômé de l'École Centrale, consultant avec un salaire à 4 200 euros par mois. Son casier judiciaire est vierge.

Parmi les autres prévenus, beaucoup ont donné de fausses identités au moment de leur interpellation, raconte Franceinfo : "Vous vous appelez Anne ?", demande la présidente. "Non, j'ai menti : mon vrai prénom, c'est Andréa", répond-t-elle. Cette Française, fille de directeur financier, avait précédemment déclaré aux policiers qu'elle était Suédoise. L'un d'eux, fils de chercheur au CNRS, explique avoir donné un faux nom "dans la panique de la garde à vue". L'audience des six prévenus a été renvoyée au 30 mai.

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