Violences dans les espaces publics: les jeunes femmes des grandes villes les plus touchées

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 Les jeunes femmes des grandes villes sont les plus touchées par les violences dans les espaces publics

Les jeunes femmes des grandes villes sont les plus touchées par les violences dans les espaces publics

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© AFP, LIONEL BONAVENTURE
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AFP, publié le jeudi 07 décembre 2017 à 08h04

Sifflements, drague importune, insultes, agressions physiques ou sexuelles: les jeunes femmes des grandes villes sont les plus touchées par les violences dans les espaces publics, selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined) publiée jeudi.

Une femme sur quatre (25%) dit avoir été victime d'au moins une violence dans la rue, les transports ou autres lieux publics pendant l'année précédant l'enquête. La plus forte proportion (20%) fait état de sifflements et interpellations sous prétexte de drague, décrits dans une large majorité des cas comme sans gravité par les intéressées.

8% des femmes interrogées déclarent avoir été la victime d'au moins un fait grave, relevant le plus souvent de violences physiques ou sexuelles, selon cette étude qui analyse une partie des résultats de l'enquête "Virage" (violences et rapports de genre), réalisée en 2015 auprès d'un échantillon de 15.556 femmes et 11.712 hommes de 20 à 69 ans.

Chez les hommes, 14% déclarent au moins une violence, dont 5% font état d'au moins un fait qu'ils considèrent comme grave.

Dans le détail, 8% des femmes interrogées disent avoir été au moins une fois la cible d'insultes. 3% disent avoir été suivies avec insistance, 2% avoir été victimes de pelotage accompagné parfois de baisers forcés, 1% de propositions sexuelles insistantes, tandis que 1% ont eu affaire à un exhibitionniste ou voyeur et 1% ont été frappées ou secouées brutalement.

"Lorsqu'une femme est victime de plusieurs faits, elle rapporte la plupart du temps qu'il s'agit d'auteurs différents", souligne l'étude. "Les cas de faits répétés perpétrés par un même auteur sont exceptionnels dans les espaces publics".

Ces violences interviennent le plus souvent dans les grandes villes: les habitants d'Ile-de-France sont les plus nombreux à en déclarer dans l'enquête, tandis que les habitants des zones rurales sont ceux qui en déclarent le moins.

Emmanuel Macron a confirmé le 25 novembre la création prochaine d'un nouveau délit d'"outrage sexiste", pour permettre à la future police de proximité de verbaliser les auteurs de harcèlement de rue. 

Cette disposition, qui sera incluse dans un projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles devant être soumis au Parlement au premier semestre 2018, viserait des actes répétés de harcèlement, mais pas des situations telles que les sifflements.

Ce sont les plus jeunes qui sont le plus souvent confrontés à des situations de violence dans l'espace public: 58% des femmes de 20 à 24 ans et 30% des hommes de cette tranche d'âge ont déclaré au moins un fait, et respectivement 21% et 10% au moins un fait grave.

Dans l'ensemble de la population, ces chiffres signifient que près de 3 millions de femmes par an subissent dans l'espace public une situation de drague importune, et que plus d'un million subissent des situations de harcèlement et d'atteintes sexuels, a calculé l'Ined. 

Les hommes sont pour leur part plus de 1 million à avoir subi des insultes, et près de 750.000 à avoir subi des violences physiques.

 
19 commentaires - Violences dans les espaces publics: les jeunes femmes des grandes villes les plus touchées
  • et dire qu'ils veulent les placer partout dans les campagnes !!!!

  • trop de sondage pas assez d'acte

  • certainement qu'aux états unis ce genre de problèmes ne se pose pas du fait qu'ils sont tous armé ça impose plus de respect

  • Il conviendrait me semble t il:
    - de bien définir ce que l'on qualifie de "violence" ! Entre siffler une fille dans la rue et l'insulter ou l'agresser physiquement .... il y a une marge !
    - de repérer qui sont les agresseurs qui témoignent d'un manque total de respect de l'autre et particulièrement des femmes ! S'agit il de "monsieur n'importe" qui .... ou pas ?
    - de revoir les principes d'éducation laxiste qui ont fait me semble t il la preuve de leur inefficacité dans de multiple domaines . Exiger, imposer c'est avoir une place d'adulte face au gamin chez qui le "côté animal" existe à des niveaux variables selon le type de cadre familial ! Désolé , mais éduquer passe parfois, le moins possible, par un "dressage" !

    Siffler une fille est aussi une insulte, une violence, un irrespect de l'autre ; Quand j'étais jeune, je travaillait en région parisienne, un jour j'ai changé de "collègue" , celui ci à la fenêtre de la voiture sifflait chaque fille que nous croisions, ne pouvant supporter cette attitude grotesque et ignoble, j'ai arrêté la voiture, l'en ai sorti et il est rentré à pied !...

  • Certains "hommes" sont des bêtes !!

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