Violences contre la gendarmerie de Dijon : prison ferme pour des "gilets jaunes"

Violences contre la gendarmerie de Dijon : prison ferme pour des "gilets jaunes"
Des "gilets jaunes" le 12 janvier 2019 à Saint-Brieuc.

, publié le samedi 19 janvier 2019 à 10h00

Ces quatre "gilets jaunes" avaient blessé sept gendarmes, dont un grièvement, après avoir enfoncé l'entrée de la caserne Deflandre. Les peines prononcées vont jusqu'à un an de prison de ferme. 

Quatre hommes ont été condamnés vendredi 18 janvier par le tribunal correctionnel de Dijon (Côte-d'Or).

Tous étaient poursuivis pour l'agression de gendarmes, en marge d'une manifestation des "gilets jaunes". 

Le 5 janvier, lors de l'acte 8 des "gilets jaunes", un portillon d'accès de la caserne Deflandre avait été enfoncé par un manifestant. Des projectiles avaient été lancés sur les gendarmes venus repousser les intrus. Sept militaires avaient été blessés - dont un grièvement au visage par un support de panneau de signalisation et un autre aux bras par un poteau métallique. Des violences qui ont entraîné 15 et 5 jours d'interruption temporaire de travail, précise Le Bien Public. Plus de 50 mètres de la clôture d'enceinte avaient été détruits lors de ces affrontements, a précisé le procureur de la République à Dijon, Éric Mathais, dans un communiqué.



Les quatre suspects, interpellés mercredi, ont été jugés vendredi en comparution immédiate. Deux habitants de la Côte-d'Or, âgés de 30 et 33 ans, ont été condamnés à deux ans de prison dont un avec sursis et mise à l'épreuve. L'un d'eux a été écroué à l'issue de l'audience. Deux autres prévenus, âgés de 21 et 25 ans, ont été condamnés à 18 mois de prison dont 12 avec sursis et mise à l'épreuve. 


Tous les quatre ont également écopé d'une interdiction de manifester pendant deux ans. Deux autres personnes, suspectées d'avoir participé à l'intrusion et diffusé des images des violences, ont été convoquées ultérieurement devant le tribunal correctionnel.

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