Violences conjugales : les signalements en hausse depuis le début du reconfinement

Violences conjugales : les signalements en hausse depuis le début du reconfinement
Collage contre les féminicides dans une rue de Paris.

, publié le mardi 17 novembre 2020 à 15h25

Lors du premier confinement, les signalements ont été multipliés par cinq

Une nouvelle explosion des violences conjugales est-elle à prévoir avec l'entrée en vigueur, le 30 octobre dernier, du nouveau confinement ? La plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes arretonslesviolences.gouv.fr a d'ores et déjà enregistré une hausse de 15% des appels de victimes depuis cette date, a indiqué mardi 17 novembre la ministre déléguée à l'Intérieur Marlène Schiappa.



"Même s'il est encore trop tôt pour dire que les signalements exploseront à nouveau (...) on constate déjà une hausse des signalements", a indiqué la ministre lors d'un déplacement à Guyancourt (Yvelines) sur le site "police" de la plateforme. Le premier confinement, "terreau hélas propice aux violences conjugales", avait déjà vu "une explosion" des signalements sur la plateforme, cinq fois plus qu'en temps normal, a-t-elle rappelé.

La ministre déléguée à l'égalité femmes-hommes Elisabeth Moreno, présente avec son homologue chargé de la protection de l'enfance Adrien Taquet, a rappelé que "les femmes pendant la période de confinement n'ont pas besoin de certificat ou d'attestation pour quitter le domicile conjugal quand elles sont victimes de violences.

Depuis le lancement de la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr il y a deux ans, policiers et gendarmes ont traité "plus de 20.000 tchats", a indiqué Marlène Schiappa. Le site de Guyancourt, qui fonctionne 24h/24 et 7 jours sur 7, compte 30 policiers dont 12 recrutés "fin octobre en prévision du confinement", a confié à l'AFP son entourage. Un site "gendarmerie" est également installé à Rennes.


Ces agents ont pour rôle d'écouter les victimes qui ont la possibilité de garder l'anonymat. Ils peuvent ensuite les orienter vers un commissariat ou une brigade de gendarmerie pour un dépôt de plainte ou, en cas de refus, vers des associations spécialisées. Si une menace immédiate pèse sur la personne, une patrouille de police peut être envoyée pour intervenir sur place.

En matière de violences conjugales, il existe également une ligne téléphonique dédiée, le 3919, gérée par la Fédération nationale Solidarités femmes (FNSF).
 

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