Violences au TGI de Paris : le policier mis en cause placé en garde à vue

Violences au TGI de Paris : le policier mis en cause placé en garde à vue
Deux policiers (images d'illustration).

Orange avec AFP, publié le jeudi 12 juillet 2018 à 21h50

Deux enquêtes, dont l'une pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique", ont été ouvertes.

Le policier, filmé en train de frapper un détenu dans l'enceinte du nouveau tribunal de Paris, a été placé en garde à vue, jeudi 12 juillet en début de soirée.



Deux enquêtes, dont l'une pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique", ont été ouvertes à la suite de la diffusion d'images de vidéosurveillance le montrant menotter puis frapper au sol un détenu.

L'individu allait être jugé en comparution immédiate pour vol

Cette vidéo de près de six minutes, tirée des images de vidéosurveillance et révélée par le site là-bas.org, montre d'abord un homme qui semble refuser de retourner dans sa cellule. Un membre des forces de l'ordre l'immobilise ensuite au sol avant de le menotter.





Puis le policier raccompagne violemment le détenu jusque dans sa cellule, avant de lui asséner des coups de pied alors qu'il est au sol et menotté, sous le regard de deux de ses collègues arrivés en renfort. Selon une source proche du dossier, le détenu est un individu qui allait être jugé en comparution immédiate pour vol.

Une enquête ouverte sur la diffusion des images de vidéosurveillance

Les investigations, également ouvertes pour "faux", ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", ont précisé le parquet de Paris et la Préfecture de police.

En outre, une enquête distincte pour "introduction frauduleuse dans un système automatisé de données" a également été ouverte et confiée elle aussi à l'IGPN, a indiqué le parquet de Paris. Cette seconde enquête concerne le fait d'avoir extrait des images du système de vidéosurveillance et de les avoir diffusées, a précisé une source proche du dossier.

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