Violences à Paris : "un niveau jamais atteint", selon le préfet de police

Violences à Paris : "un niveau jamais atteint", selon le préfet de police
Le préfet de police de Paris (illustration).

Orange avec AFP, publié le dimanche 02 décembre 2018 à 19h53

Michel Delpuech a dressé un nouveau bilan des violences qui ont éclaté samedi 1er décembre, en marge de la manifestation des "gilets jaunes".

La journée de manifestation des "gilets jaunes" samedi à Paris a été marquée "par des violences d'une gravité sans précédent", a estimé le préfet de police Michel Delpuech, dimanche 2 décembre, au lendemain d'une journée de violences dans la capitale.

Au total, 412 personnes ont été interpellées, "un niveau jamais atteint dans les dernières décennies", a détaillé Michel Delpuech lors d'une conférence de presse, en déplorant une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons".

Au total "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours".

33 mineurs en garde à vue

Le préfet de police de Paris a également indiqué que parmi elles se trouvaient "des groupuscules d'extrémistes d'ultra-droite et d'ultra-gauche". Mais il y avait aussi "un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune" et qui n'ont pas hésité par "désinhibition" ou un effet d'"entrainement", "à se livrer eux aussi à des violences injustifiables", a-t-il dit.

Le procureur de Paris Rémy Heitz a précisé que "378 personnes" avaient été placées en garde à vue, "dont 33 mineurs". Le parquet "n'a jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardés à vue", a-t-il ajouté.



Parmi eux se trouvent "beaucoup d'hommes majeurs", âgés "de 30 à 40 ans", "venant souvent de province, insérés socialement" et "venus pour en découdre avec les forces de l'ordre", a-t-il ajouté.

Il y avait aussi "des profils plus jeunes, des Franciliens" qui étaient "plus motivés par une délinquance d'appropriation" et sont "venus profiter des pillages", a aussi souligné le procureur de Paris . "Il ne peut y avoir d'impunité", a-t-il conclu.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.