Violences à Dijon : le chef de la Tchétchénie défend des actes "corrects"

Violences à Dijon : le chef de la Tchétchénie défend des actes "corrects"
Ramzan Kadyrov à Novo-Ogaryovo, en Russie, le 31 août 2019.

, publié le samedi 20 juin 2020 à 08h11

Ancien séparatiste devenu fidèle du Kremlin, il dirige d'une main de fer la Tchétchénie.

Pour lui, les violences communautaires à Dijon sont le résultat de l'incapacité des autorités françaises à faire régner l'ordre. Le chef de la République de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov a estimé vendredi 19 juin que les actes des membres de la communauté tchétchène en France étaient "corrects".

"C'est mon opinion personnelle: je pense que les actes des Tchétchènes ont été corrects!", a écrit Ramzan Kadyrov sur son compte Telegram. Il a argué que les membres de la communauté tchétchène avaient agi de cette manière puisque "les autorités locales n'ont pas pu mettre de l'ordre" elles-mêmes.


Des membres de la communauté tchétchène avaient lancé des représailles le week-end dernier pour se venger de l'agression d'un jeune par, selon eux, des habitants du quartier sensible des Grésilles. Ces faits ont été suivis lundi soir d'une démonstration de force d'hommes cagoulés dans le quartier des Grésilles, où ces derniers sont apparus munis de ce qui semblaient être des fusils d'assaut ou des pistolets automatiques, s'en prenant à des caméras de sécurité et incendiant des véhicules.

Jeudi, six Tchétchènes ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur ces violences.

Ramzan Kadyrov, ancien séparatiste devenu fidèle du Kremlin, dirige d'une main de fer la Tchétchénie, région du Caucase russe en majorité peuplée de musulmans, depuis 2007. Il est accusé par des ONG de réprimer impitoyablement ses détracteurs.

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