Vincent Lambert : le médecin annonce un nouvel arrêt des traitements

Vincent Lambert : le médecin annonce un nouvel arrêt des traitements
Vincent Lambert dans sa chambre d'hôpital en septembre 2013.

, publié le mardi 02 juillet 2019 à 12h20

Le médecin du CHU de Reims a informé la famille de la "reprise de l'arrêt des traitements", suspendu à la suite d'une décision de justice.

L'arrêt des traitements de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, reprend "ce mardi", 2 juillet, a annoncé à la famille le médecin du CHU de Reims, a-t-on appris de sources concordantes.


"Le cours de la procédure d'arrêt des traitements", à laquelle la Cour de cassation avait ouvert la voie vendredi 28 juin, "sera poursuivi à partir de ce jour", a déclaré par courriel le docteur Vincent Sanchez à chacun des membres de la famille de Vincent Lambert.Dans ce message envoyé à la mi-journée et dont l'AFP a eu connaissance, le médecin en appelle "à la responsabilité de chacun" afin que "l'accompagnement de M. Vincent Lambert soit le plus paisible, intime et personnel possible". Vendredi, la Cour de cassation avait ouvert la voie à un nouvel arrêt de l'alimentation et de l'hydratation maintenant en vie Vincent Lambert, "point final" de cette affaire selon l'avocat de son épouse, qui se bat pour qu'il puisse mourir.

De nombreux coups de théâtre
 La haute juridiction a cassé la décision de la cour d'appel de Paris qui, le 20 mai, lors d'un énième coup de théâtre dans cette affaire devenue le symbole de la fin de vie en France, avait ordonné la reprise des traitements, interrompue le jour même, de cet ancien infirmier de 42 ans, victime d'un accident de la route en 2008.La mère de Vincent Lambert, Viviane, totalement opposée pour sa part à l'arrêt des traitements, a pris la parole lundi à l'ONU à Genève pour lancer "un appel au secours". "Sans votre intervention, mon fils Vincent Lambert sera euthanasié par un médecin en raison de son handicap cérébral", avait-elle affirmé.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.