Villejuif : plus de Taser ni de LBD, création d'une brigade "cadre de vie"... Le maire PCF réorganise la police municipale

Villejuif : plus de Taser ni de LBD, création d'une brigade "cadre de vie"... Le maire PCF réorganise la police municipale©Panoramic (image d'illustration)

publié le lundi 17 mai 2021 à 19h55

Le Parisien présente les projets du maire PCF de Villejuif (Val-de-Marne), Pierre Garzon, en matière de police municipale. Si la brigade canine, le recours au Taser ou au LBD devraient disparaître, une équipe de médiation serait en revanche en passe d'être créée. 

C'est un changement en profondeur que s'apprête à connaître la police municipale de Villejuif (Val-de-Marne). Le Parisien révèle que Pierre Garzon, le maire (PCF) de cette commune située au sud de Paris, a en effet prévu de réorganiser ce service. Il compte d'une part le renforcer, les effectifs passant à 50 agents d'ici à l'automne. Mais aussi le remodeler, en supprimant certains dispositifs pour les remplacer par d'autres. Tout cela sera détaillé lors du conseil municipal prévu jeudi 20 mai.



Supprimer le port d'armes qui génèrent "un sentiment d'insécurité" 

Ainsi, l'édile communiste a l'intention de supprimer la brigade canine, qui avait été mise en place en novembre 2018. Le port du lanceur de balles de défense (LBD) et du pistolet à impulsion électrique (Taser) seront aussi supprimés. Des armes qui "coûtent très cher sans, pour autant, participer au sentiment de sécurité, a expliqué Pierre Garzon au quotidien. Au contraire, elles génèrent même un sentiment d'insécurité, de crainte." Le maire précise néanmoins que les agents conserveront leur arme à feu, "dans le cadre de leur défense et du plan Vigipirate." 

À la place, l'homme politique entend créer une équipe de médiation, composée de huit agents et d'un encadrant, et une brigade "cadre de vie", qui comprendra cinq éléments et sera censée agir "contre les incivilités, les dépôts sauvages, la détérioration des biens publics..." L'élu local a en outre l'intention d'arrêter le déploiement de caméras de vidéosurveillance, sans pour autant enlever celles qui sont déjà installées. 

L'ancien maire se dit "très inquiet" 

Ce pari de la proximité et de la prévention ne convainc guère Franck Le Bohellec, ancien maire (divers droite) de la ville, qui a dû laisser son siège à Pierre Garzon après s'être incliné lors des élections municipales de 2020. "Aujourd'hui, avec les orientations prises, je suis très inquiet pour ma ville", avoue celui qui avait considéré la sécurité comme étant un enjeu prioritaire durant son mandat. "Quand vous êtes maire, vous êtes aussi responsable des agents qui sont sur le terrain."

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