Villefranche-sur-Saône : une auto-école non-mixte sème la discorde

Villefranche-sur-Saône : une auto-école non-mixte sème la discorde
Une voiture d'auto-école (illustration)

publié le vendredi 19 août 2016 à 11h05

C'est une polémique de plus au coeur de l'été. Alors que les maires de plusieurs communes ont pris des arrêtés municipaux pour interdire le "burkini" sur leur territoire, l'édile de Villefranche-sur-Saone a été contraint de réagir à un mouvement de protestation de certains de ses administrés.

En cause : l'initiative d'une auto-école de la ville rhodanienne, qui propose désormais une salle de code de la route uniquement ouverte aux femmes. La gérante de l'établissement nie tout prosélytisme, mettant en avant des raisons "commerciales".

Celle dernière a pris la décision d'ouvrir une telle salle "non-mixte" "vu la demande (...), qui était assez impressionnante de filles qui voulaient être toutes seules notamment parce que les garçons sont chahuteurs, font beaucoup de bruit", a t-elle expliqué à BFM TV. La démarche n'est pas passée inaperçue sur les réseaux sociaux, dans un premier temps d'une manière positive. Une annonce faisant la promotion de cette nouvelle salle a été publiée sur Facebook. La publication a ensuite été repérée et critiquée par certains internautes, qui ont relayé l'information au maire Bernard Perrut.



L'élu des Républicains, soutien de François Fillon pour la primaire de la droite et du centre en vue de la prochaine élection présidentielle, a rappelé son "opposition à tout accueil distinct des hommes et femmes dans les lieux publics". "La salle principale sera ouverte à tout le monde. Je suis commerçante, je suis là pour faire du chiffre et répondre à la demande que m'ont faite beaucoup de femmes, pas seulement musulmanes", a répondu la gérante de l'auto-école au Progrès.

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