Présidentielle 2017 : tout est ouvert

par euronews (en français)

Vainqueur de la primaire socialiste, Benoît Hamon sera donc le candidat du parti aux prochaines présidentielles. A 83 jours du scrutin, la campagne va entrer dans le vif du sujet, tous les principaux candidats sont maintenant désignés.

“Ce soir la gauche relève la tête, elle se tourne vers le futur et elle veut gagner. Nous avons exposé des différences certaines, mais nous avons su dire, je le crois aussi, qu’elles ne seront pas irréductibles lorsqu’il s’agira d’affronter nos vrais adversaires“, déclarait Benoît Hamon dimanche soir après le second tour de la primaire socialiste.

Benoît Hamon sera investi par le PS dimanche prochain à Paris, et Manuel Valls ne s’y rendra pas. Il avait promis de s’effacer en cas de défaite…

Merci à toutes et tous. Continuons à faire battre le cœur vaillant de la France, et construisons ensemble un futur désirable. pic.twitter.com/qafviLyaUC— Benoît Hamon (@benoithamon) 29 janvier 2017

Pour la gauche, comme pour la droite traditionnelle, l’adversaire numéro 1, c’est la présidente du Front national. Marine Le Pen affiche sa confiance et assure que 2017 sera l’année des patriotes.

Elle a salué la victoire de Donald Trump comme celle du Brexit et semble attendre son heure, alors que les sondages la placent en tête des intentions de vote au 1er tour :

“Nous sommes prêts, résolus, organisés. Mais au-delà de ma campagne, c’est mon quinquennat que j’ai préparé durant ces longs mois“.

A sa gauche, mais à droite, celui qui a évincé les éléphants du parti républicain lors de la primaire de novembre, François Fillon est dans une mauvaise passe. Le “Monsieur propre” se voit éclabousser par un scandale touchant sa femme. Il lui faudra surmonter l‘épreuve pour que son message politique soit à nouveau audible :

“Face au camp de l’anesthésie, je suis le candidat du travail et du pouvoir d’achat, parce qu’un pays qui travaille plus, gagne plus“.

A moins qu’il ne jette l‘éponge, comme il l’a promis, s’il est mis en examen…

Notre adversaire n’a pas un visage... Il y a plus de cinquante ans, André Malraux disait : il y a quatre gauches. Il avait raison ! pic.twitter.com/ELl4If2B4q— François Fillon (@FrancoisFillon) 29 janvier 2017

*Ce qui semble d’ores et déjà se dégager de ce scrutin présidentiel, c’est la fin de la bipolarisation à la française.

L‘échiquier, de gauche à droite, est éclaté et aucun des grands candidats n’est crédité de plus de 20 % des intentions de vote.*

Pour Benoît Hamon, et il le sait, l’enjeu va maintenant être de tenter de rassembler à gauche.

Je remercie @manuelvalls pour les mots qu'il a eus ce soir, qui permettent d'engager le rassemblement de la gauche avant celui des Français. pic.twitter.com/mjQYeDKVEK— Benoît Hamon (@benoithamon) 29 janvier 2017

Le candidat d’Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot, pour l’heure, a fait savoir qu’il venait de choisir la photo de son affiche de campagne, afin de faire taire toute rumeur de désistement. Jadot a cependant tendu la main

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