Le lucratif trafic de chiots dans les rues de Paris

par Le Parisien

Paris, devant la Sainte-Chapelle sur l’Île-de-la-cité. Devant badauds et touristes, un Rom reste assis à l'ombre d'un platane. Avec lui, une chienne et cinq petits chiots nés il y a tout juste 20 jours. Il ne s'en cache pas, les petites boules de poils qui tètent leur mère, ça rapporte. Des passants viennent plus facilement déposer une piécette. Mais l'homme ne s'arrête pas là. Il vend aussi ses chiots, moyennant 100 euros, sous le manteau. Une pratique illégale : les animaux ont moins de deux mois, ne sont pas sevrés, ni vaccinés. Parfois, il arrive même que les bêtes soient maltraitées.

A quelques mètres de lui, Jean-Michel, bénévole de la Fondation Brigitte Bardot, l'observe. Il attend qu'il y ait une transaction. "Dès que la transaction est avérée, on prévient l'hôtel de police le plus proche, explique-t-il. La police nous rejoint. On entame alors une procédure judiciaire pour prouver qu'il y a mauvais traitement, car bien souvent, c'est le cas".

Mais cette fois, il n'y en aura pas. Depuis deux ans, cet enquêteur spécial traque jour et nuit les Roms impliqués dans le trafic animal. L'année dernière, il a pu récupérer une centaine de chiots, replacés par la suite à la Fondation. "Les chiens de Roms ont souvent de faux papiers de vaccination. C'est inadmissible, non seulement pour les chiots, mais aussi pour les personnes susceptibles de les acheter. Elles peuvent se retrouver avec un chiot malade ou mort dans les heures qui suivent son achat", conclu-t-il.

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