VIDÉO. Universités : à quoi ressemble Tolbiac après trois semaines d'occupation ?

VIDÉO. Universités : à quoi ressemble Tolbiac après trois semaines d'occupation ?
Le site universitaire de Tolbiac à Paris le 20 avril 2018.

Orange avec AFP, publié le vendredi 20 avril 2018 à 14h50

Le coût des "dégradations" commises lors des trois semaines d'occupation du site universitaire parisien de Tolbiac s'élève à "plusieurs centaines de milliers d'euros", a déclaré vendredi le président de l'université Paris-1 dont dépend le site, évacué dans la matinée par la police.

Le blocage du site universitaire parisien de Tolbiac, lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l'accès à la fac, a été levé vendredi 20 avril à l'issue d'une vaste opération de police lancée au petit matin.

L'intervention des forces de l'ordre avait été réclamée dès le 9 avril par Georges Haddad, président de l'université Paris-1 dont dépend Tolbiac, inquiet de la situation après la découverte de cocktails molotov sur le site. M.

Haddad a fait part de son "immense soulagement" après l'évacuation, "heureux qu'il n'y ait eu aucun blessé", affirmant sur BFMTV qu'il comptait sur les forces de l'ordre pour "sécuriser le site" pendant la semaine de vacances qui débute lundi.

"C'EST L'ARGENT DE LA NATION QUI A ÉTÉ GASPILLÉ"

Tags dans les amphis, matériel informatique détruit, matelas et détritus en tous genres par terre... Les trois semaines d'occupation ont néanmoins laissé des traces.



Lors d'un point presse, le président de l'université a évalué le coût des "dégradations" commises lors des trois semaines d'occupation à "plusieurs centaines de milliers d'euros".



"Les dégradations commises sur place se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d'euros alors que nous avions investi plus de 800.000 euros ces dernières années en travaux d'amélioration du site. Tout est à refaire", a-t-il affirmé. "Les dégradations sont énormes. Elles vont coûter très cher à l'université et au contribuable", selon lui. "C'est l'argent de la nation qui a été gaspillé".

"Les experts sont déjà mandatés pour réaliser un chiffrage précis des travaux nécessaires à la remise en état du site", a-t-il poursuivi, confirmant que le centre Pierre-Mendès-France serait "fermé jusqu'à nouvel ordre".

À QUI LA FAUTE ?

Sur le plateau de BFMTV, la présidente du syndicat étudiant UNEF Lilâ Le Bas a assuré que ces dégradations étaient "dues à plusieurs choses, et notamment à l'intervention des forces de l'ordre".



"Plusieurs témoignages démontrent bien qu'il y a eu des tables, des chaises balancées pendant cette intervention des forces de l'ordre, ce qui fait ces images ce matin lors de l'intervention", a-t-elle déploré. "On parle de quelques tags qui ont été faits sur des murs, je ne pense pas qu'on puisse parler de dégradation massive des universités", a-t-elle poursuivi.

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