VIDÉO. Réforme du Code du travail : Macron interpellé par une Marseillaise au chômage

VIDÉO. Réforme du Code du travail : Macron interpellé par une Marseillaise au chômage
Emmanuel Macron le 21 septembre 2017 à Marseille.

Orange avec AFP, publié le jeudi 21 septembre 2017 à 17h57

CONTESTATIONS. En marge de sa visite du site olympique de voile pour Paris-2024 à Marseille, le président s'est expliqué directement avec une chômeuse et a défendu le budget qu'il compte consacrer à la formation.

Alors que des dizaines de milliers d'opposants à la réforme du Code du travail ont battu le pavé jeudi 21 septembre à la veille de la présentation des ordonnances en conseil des ministres, Emmanuel Macron a dû justifier ses réformes auprès d'une passante en colère.

Le président était à Marseille pour visiter l'un des sites qui accueillera les épreuves de voile des Jeux olympiques de 2024.

Peu avant sa rencontre avec le directeur du Comité international olympique (CIO), il s'est offert un bain de foule au cours duquel une femme l'a interpellé. Âgée de 41 ans, elle lui a exposé ses difficultés à se faire financer une formation par Pôle emploi. L'organisme ne prendrait en charge que 1.500 euros des 4.500 euros dont elle a besoin.

MACRON EST-IL "TROP DANS LE LIBÉRALISME" ?

"Le budget 2017, ce n'est pas mon gouvernement qui l'a fait, il a été voté l'année dernière", s'est défendu le chef de l'État, avant d'assurer que "le budget qui sera voté à la fin de l'année permettra de mettre massivement de l'argent sur ces formations". iI a rappelé qu'il entendait "dans le quinquennat" investir "15 milliards d'euros supplémentaires (...) dans la garantie jeune et les formations pour les chômeurs de longue durée".

Dans le contexte des manifestations de la matinée contre la réforme du Code du travail, l'interlocutrice du président lui a reproché d'être "trop dans de libéralisme". "Les gens ne voient qu'un aspect de la politique qui est conduite, lui a répondu Emmanuel Macron, j'insiste sur ce point : une vraie réforme du marché du travail est nécessaire, car on produit depuis des décennies trop de chômeurs, en particulier chez les jeunes et les gens peu qualifiés. Nous allons avoir une politique de formation." "Ce que vous touchez du doigt, c'est exactement ce que je ne veux plus, qu'on dise à des gens dans une transition : 'On ne peut pas financer', a-t-il ajouté, estimant qu'aujourd'hui 2 millions de femmes et d'hommes ont besoin d'être formés, vous en faites partie d'après ce que vous me décrivez. Aujourd'hui la nation n'investit pas".



MOINS D'OPPOSANTS DANS LA RUE JEUDI

Les opposants à la réforme du Code du travail étaient moins nombreux dans la rue jeudi. Par rapport au 12 septembre, la mobilisation était en retrait, en régions comme à Paris, selon les chiffres recueillis auprès des organisateurs et des autorités. À Paris, il y a eu 16.000 manifestants selon la police, 55.000 selon la CGT (24.000 à 60.000 le 12 septembre).

Mais Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a revendiqué un niveau de mobilisation "équivalent" à celui de la semaine précédente et "plus de débrayages dans les entreprises". La mobilisation ne fait que "commencer", a de son côté assuré le député de la France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, prédisant un mouvement de "masse" samedi avant des mobilisations dans les branches "à partir de lundi".

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