VIDÉO. Loi "anti-casseurs" : "On se croit revenu sous le régime de Vichy", lance le député centriste Charles de Courson

VIDÉO. Loi "anti-casseurs" : "On se croit revenu sous le régime de Vichy", lance le député centriste Charles de Courson
Le député centriste Charles de Courson, le 18 octobre 2016 (archive)

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 01 février 2019 à 13h30

Les débats ont été houleux, mercredi 30 janvier dans l'enceinte du palais Bourbon. Alors que les députés discutaient la proposition de loi "anti-casseurs", plusieurs voix se sont élevées au sein de l'opposition, mais aussi de la majorité, pour contester certaines dispositions du texte, notamment la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester.

Mercredi soir, l'Assemblée nationale a donné son feu vert à la loi dite "anti-casseurs". Ce texte, qui a pour but d'empêcher les individus violents de prendre part à des manifestations, interdit aux manifestants de dissimuler leur visage ou permet aux préfets d'arrêter certaines personnes de manière préventive, ce que seule la justice pouvait faire jusqu'à présent. Cette dernière mesure a suscité un vent de colère parmi les députés de l'opposition, de droite comme de gauche, et même de la majorité.

L'élu centriste Charles de Courson est notamment monté au créneau. Face au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, le député de la Marne a pris la parole pour fustiger une "dérive" digne du "régime de Vichy".

"Une autorité administrative va priver un individu de sa liberté de circulation et de manifester au motif qu'il y a une présomption, des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour l'ordre public", a lancé le député, membre du parti Les Centristes. " Où sommes-nous, mes chers collègues ? C'est la dérive complète. On se croit revenu sous le régime de Vichy. Oui mes chers collègues, je dis bien le régime de Vichy", a-t-il insisté.

Quand une "droite extrême" sera au pouvoir

"Par votre attitude, vous êtes présumé être résistant, donc on vous (met) en taule. Où sommes-nous ? Réveillez-vous, mes chers collègues !", a poursuivi l'élu de la Marne, avant de renchérir : "Le jour où vous aurez un gouvernement différent, vous verrez. Quand vous serez dans l'opposition avec une droite extrême au pouvoir, vous verrez. C'est une pure folie que de voter ce texte."

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont aussi voté la création d'un délit , passible d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende, lorsqu'un manifestant dissimule son visage.

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