VIDÉO. Jihadistes français : "Ce sont des ennemis, ils ont combattu la France", dit Le Drian

VIDÉO. Jihadistes français : "Ce sont des ennemis, ils ont combattu la France", dit Le Drian
Jean-Yves Le Drian le 24 octobre 2017 à l'Élysée.

Orange avec AFP, publié le vendredi 10 novembre 2017 à 10h21

POLITIQUE. Les jihadistes français faits prisonniers en Irak seront entre les mains de la justice irakienne, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères.

La question est plus épineuse en Syrie, où "il n'y a pas de gouvernance avérée".

Alors que le groupe État islamique est en grande difficulté en Irak et en Syrie, le sort des jihadistes français s'impose dans l'actualité. Qu'adviendra-t-il des Français présents sur la zone irako-syrienne ? Alors que plusieurs familles de jihadistes français capturés en Irak et Syrie ont écrit à Emmanuel Macron pour réclamer leur rapatriement, le sujet fait débat.

"Les choses sont très simples. Ceux qui ont combattu ou qui sont présents dans la zone, que ce soit à Raqqa, à Mossoul ou ailleurs ne sont pas allés là-bas par hasard, faire du tourisme. "Ils savaient très bien ce pour quoi ils se rendaient sur place, c'est-à-dire pour combattre avec Daech. Donc ce sont des ennemis, ils ont combattu la France. Ils ont contribué à faire en sorte qu'il y ait des attentats dans ce pays", a déclaré vendredi 10 novembre le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. "S'il y a des prisonniers en Irak, les choses sont simples, c'est aux autorités judiciaires irakiennes de traiter la situation des hommes et des femmes combattantes", a-t-il précisé.



LE CAS PLUS COMPLEXE DE LA SYRIE

Sur Franceinfo vendredi matin, le procureur de la République de Paris, François Molins, a évoqué 690 français sur la zone irako-syrienne dont 295 femmes et 28 "mineurs combattants de plus de 15 ans". Concernant ces derniers, le chef de la diplomatie française souhaite "au cas par cas que le retour en France puisse être géré". "Et à ce moment-là, lorsqu'ils reviennent en France, ils sont mis sous la responsabilité du juge pour enfants qui décidera pour eux", a-t-il ajouté, précisant que cela s'appliquerait dans le cas de l'Irak.

Le cas des combattants français en Syrie sera plus compliqué à gérer, "parce qu'en Syrie, il n'y a pas de gouvernance avérée et on sait qu'il y a un certain nombre de combattants français qui continuent à combattre aux côtés de Daech avec là aussi des enfants. Et comme il n'y a pas d'autorités identifiées, pour l'instant, à chaque cas identifié, nous saisissons la Croix Rouge internationale".

Mercredi 8 novembre, Emmanuel Macron avait été un peu moins clair sur la question : "cela dépend à chaque fois des pays et des situations", a-t-il affirmé devant les caméras de France 2.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.