VIDÉO. Irak : la Français Mélina Boughedir "ne comprend pas" sa condamnation

VIDÉO. Irak : la Français Mélina Boughedir "ne comprend pas" sa condamnation
Mélina Boughedir avec son fils dans les bras dans un tribunal de Bagdad le 19 février 2018.

Orange avec AFP, publié le lundi 04 juin 2018 à 08h30

VIDEO - La Française Mélina Boughedir a été condamnée dimanche 3 juin à Bagdad à la perpétuité pour avoir rejoint le groupe État islamique.

"Je ne comprends pas".

Voilà ce qu'à répondu Mélina Boughedir après l'annonce de sa condamnation. La Française a été condamnée, dimanche 3 juin, à la prison à perpétuité en Irak pour appartenance à l'organisation État islamique (EI), une peine qui équivaut à 20 années de réclusion au regard de la législation irakienne. La jeune femme de 27 ans a immédiatement été placée en cellule après le verdict du tribunal de Bagdad.



Après sa condamnation, la jeune femme a été placée en cellule. "Mélina Boughedir ne pleurait pas, mais elle était visiblement sous le choc", selon Hugues Huet, l'envoyé spécial de France 2. "Je ne comprends pas. J'ai pourtant toujours coopéré avec les autorités irakiennes", a-t-elle confiée au journaliste.

"Je suis contre les idées de l'Etat islamique"

En février dernier, Mélina Boughedir a été déclarée "libérable" lors d'un premier procès pour "entrée illégale" en Irak. Mais les avocats de la jeune femme ont accusé le gouvernement français de vouloir empêcher tout retour de ses ressortissants devenus jihadistes. En avril, la justice irakienne a décidé de la rejuger pour "terrorisme". Cette mère de 27 ans devient la deuxième Française condamnée à la perpétuité en Irak, moins de deux mois après Djamila Boutoutaou. Ces deux dernières ont plaidé avoir été dupées par leurs maris.

"Je suis innocente", s'est justifiée Mélina Boughedir, arrêtée durant l'été 2017 à Mossoul, auprès du juge. "Mon mari m'a dupée et ensuite, il a menacé de partir avec les enfants". "Je suis contre les idées de l'Etat islamique", et "je condamne les actes de mon mari", a-t-elle plaidé lors de son procès, expliquant qu'elle ne l'avait plus revu depuis qu'il est "parti un jour chercher de l'eau". Son avocat irakien a plaidé "l'acquittement de toutes les charges", affirmant que sa cliente avait été "forcée par son mari, qui était plus un geôlier qu'un époux".

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