VIDÉO. "Gilets jaunes" : Éric Drouet assure avoir prémédité son interpellation

VIDÉO. "Gilets jaunes" : Éric Drouet assure avoir prémédité son interpellation
Éric Drouet après sa garde à vue, le 3 janvier 2019 à Paris.

, publié le vendredi 04 janvier 2019 à 12h55

Figure médiatique des "gilets jaunes", le chauffeur routier de Melun a été arrêté mercredi soir près des Champs-Élysées, à Paris. Après une vingtaine d'heures en garde à vue, il a expliqué jeudi soir sur Facebook "qu'(il) avait fait ça pour en arriver là".

"On voulait montrer aux Français qu'on n'était pas libre", a-t-il justifié.

Éric Drouet, figure médiatique et controversée des "gilets jaunes", a été interpellé mercredi soir 2 janvier près des Champs-Élysées à Paris et placé en garde à vue pour "organisation d'une manifestation sans déclaration préalable". Le chauffeur routier de Melun a dénoncé jeudi soir en sortant d'une garde à vue d'une vingtaine d'heures une interpellation "politique". "On cherche à nous mettre des responsabilités sur le dos, alors qu'il y en a pas du tout ", a-t-il déclaré.

Plus tard dans la soirée, le chef de file des "gilets jaunes" a affirmé avoir prémédité son arrestation. "Nous avons fait ça (organiser la manifestation de mercredi, NDLR) pour en arriver là. On voulait montrer aux Français qu'on n'était pas libre", a t-il expliqué lors d'un Facebook live (depuis supprimé), répondant à un internaute qui lui demandait si le gouvernement faisait "exprès de le mettre en garde à vue pour attirer la haine du peuple". "Le coup de com, je crois qu'on la fait là. C'était à condition d'aller passer 24 heures en garde à vue mais franchement c'était deux fois ce que j'attendais", a-t-il ajouté

"Plus t'es médiatisé, plus c'est sympa pour ces actions-là", ajoute-t-il encore, après avoir indiqué : "Il va falloir trouver d'autres idées comme ça."

Vers une "guerre des médias"

Dans une vidéo postée sur Facebook samedi dernier, Éric Drouet annonçait déjà la couleur, souligne RMC.



"Mercredi j'irai sur Paris, je ferai ce que je veux, tant que ça restera dans la légalité. Si ça leur plaît pas, c'est pas grave, je m'en fous. S'il faut passer 4h en garde à vue, ces 4 heures-là je les aurais. Mais après c'est leur image aussi. Ils vont dire quoi dans leur titre ? 'Arrêté parce qu'il marchait sur les Champs-Élysées'? Faut leur pourrir leur image", affirmait celui qui estime aujourd'hui qu'il s'agit d'"une guerre des médias".

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