VIDÉO. Fessenheim : la discrète visite du secrétaire d'État Sébastien Lecornu agace la CGT

VIDÉO. Fessenheim : la discrète visite du secrétaire d'État Sébastien Lecornu agace la CGT

Le secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique Sébastien Lecornu le 13 décembre 2017 à l'Élysée.

Orange avec AFP, publié le samedi 20 janvier 2018 à 19h26

Le secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire s'est rendu samedi à la centrale de Fessenheim. Attendu la veille, le ministre "a renoncé à venir vers les salariés", déplore la CGT.

La discrète visite de Sébastien Lecornu à la centrale nucléaire de Fessenhein samedi matin 20 janvier n'a pas été très bien perçue par la CGT. Cette visite est venue clore son déplacement en Alsace, débuté jeudi 18 janvier pour lancer le comité de pilotage de la fermeture du site, prévue fin 2018 ou en 2019. 

"Au mois d'avril ou au mois de mai, quand je vais revenir (en Alsace), le calendrier sera beaucoup plus précis", a assuré à la presse le secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire à l'issue de sa visite en début d'après-midi.

M. Lecornu était arrivé à la centrale vers 8h et "a fait plusieurs étapes, notamment à la salle des machines et d'autres installations", accompagné du maire de Fessenheim, Claude Brender, de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, et du député (LR) de la circonscription, Raphaël Schellenberger.

"Le sens de sa visite est d'avoir un échange sur la situation de la centrale et d'une manière globale sur la politique énergétique du pays", a indiqué à l'AFP son entourage. 

La CGT dénonce le "mépris" de Sébastien Lecornu

Sauf qu'il y a eu peu d'échanges ce samedi. Le secrétaire d'État était en effet attendu sur le site vendredi 19 janvier. "On était 400 salariés à l'attendre à l'entrée du site" vendredi après-midi, s'est agacé Laurent Raynaud, membre de la CGT, au micro d'Europe 1. "Au final, Sébastien Lecornu a renoncé à venir vers les salariés." 

En venant un samedi matin, M. Lecornu a ainsi croisé très peu de salariés, souligne le syndicaliste, et évité des rencontres potentiellement houleuses. Le site emploie directement 850 salariés d'EDF et 330 salariés permanents d'entreprises prestataires, sans compter les 2.000 emplois indirects et induits, dont le sort est incertain. 

"Pour moi, cela montre qu'il y a un mépris vis à vis du salarié, un manque de courage de venir affronter droit dans les yeux un personnel qui va perdre son emploi, devoir aller travailler ailleurs, déplacer sa famille", s'est insurgé Laurent Raynaud. "C'est une frustration, (on a) le sentiment d'être laissés pour compte par rapport à ce projet de fermeture."

Le maire de Fessenheim a par ailleurs confirmé qu'il "n'y avait quasiment personne sur le site" samedi matin. Mais tout de même jugé "utile que (Sébastien Lecornu) vienne quand même pour se rendre compte de l'installation, que ce n'est pas une vieille installation. Elle est encore tout à fait en capacité de fonctionner de longues années". C'est un véritable gâchis industriel", a-t-il regretté.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
29 commentaires - VIDÉO. Fessenheim : la discrète visite du secrétaire d'État Sébastien Lecornu agace la CGT
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]