VIDÉO. Dray dénonce des "rafles" de migrants, Castaner s'insurge d'une "insulte"

VIDÉO. Dray dénonce des "rafles" de migrants, Castaner s'insurge d'une "insulte"

Julien Dray et Christophe Castaner (Photomontage).

Orange avec AFP, publié le lundi 15 janvier 2018 à 17h23

POLITIQUE. Les critiques se multiplient à gauche contre la politique migratoire du gouvernement. Dimanche sur BFMTV, Julien Dray a notamment dit craindre des "rafles" de migrants dans les centres d'accueil.

Le projet de loi asile-immigration de Gérard Collomb, qui sera présenté fin février en Conseil des ministres, fait couler beaucoup d'encre, les associations et la gauche dénonçant des mesures très dures et un texte déséquilibré. Mais le ministre de l'Intérieur n'en démord pas. Il a réaffirmé dimanche14 janvier la fermeté du gouvernement sur son projet de loi, le présentant comme "totalement équilibré".

Un avis que ne partage pas Julien Dray. Dimanche, sur BFMTV, le conseiller régional PS d'Île-de-France a dit craindre des "rafles" dans les centres d'accueil. Un mot employé "délibérément": "je sais ce que ça veut dire quand on va donner la possibilité aux service de descendre dans les centres de migrants. Aussi dur que le mot soit, ça apparaîtra comme cela".

M. Dray faisait référence à la circulaire très contestée organisant le recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence.

La réponse de Castaner

Christophe Castaner est aussitôt monté au créneau pour défendre la politique de l'exécutif. "C'est une petite insulte faite aux agents de l'Ofpra et de l'Ofii qui vont se rendre sur place. Est-ce que ces agents sont des agents de la Gestapo ? Je pense que le débat mérite un peu mieux que cela", a réagi lundi matin 15 janvier sur LCP le délégué général de La République en marche (LREM).

"On envoie des fonctionnaires, jamais de policiers, on prévient 48 heures à l'avance que ces fonctionnaires vont venir". "On est bien loin des rafles. Ce débat mérite mieux que ces mots qui portent en eux-mêmes une forme de violence à laquelle Julien Dray ne nous avait pas habitué", a insisté M. Castaner.

"Julien Dray devrait se souvenir des propos de François Mitterrand et de Michel Rocard il y a quelques années, qui étaient sur cette ligne-là, cette ligne qu'il est aujourd'hui nécessaire de mieux accueillir les réfugiés. C'est ce que nous voulons faire, notamment celles et ceux qui sont aujourd'hui sont dans des centres qui ne sont pas adaptés, qui n'ont pas forcément la bonne instruction de leur dossier", a poursuivi le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement.

M. Castaner a également répondu à Benoît Hamon, qui estime que "les principes sacrés de la République sont aujourd'hui violés": "si on devait écouter Benoît Hamon, ça fait longtemps qu'on aurait tout arrêté et qu'il serait président de la République. Je crois qu'il ne l'a pas été, de mémoire", a-t-il dit.

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