VIDÉO - Des expérimentations menées sur des singes en plein Paris

VIDÉO - Des expérimentations menées sur des singes en plein Paris
Un singe au zoo du Caire le 23 novembre 2016 (illustration)
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Orange avec AFP, publié le vendredi 06 janvier 2017 à 09h50

Les images et les paroles sont très dures. L'association Animal Testing, qui s'intéresse aux expériences menées en laboratoire sur des animaux, a diffusé mercredi 4 janvier une vidéo tournée en caméra cachée dans un laboratoire, au sous-sol d'un hôpital parisien.

Sur les images ? Des singes, des macaques rhésus, enfermés dans des cages d'un mètre cube, "utilisés pour des expériences sur le cerveau sur Alzheimer et Parkinson", explique-t-on dans la vidéo.



Les images ont été tournées en 2013 par Audrey Jougla. La jeune femme raconte à Franceinfo avoir réalisé cette enquête dans le cadre de son mémoire de philosophie sur "le mal nécessaire et son illustration par le biais de l'expérimentation animale". Si la vidéo n'est publiée que 4 ans plus tard, c'était pour éviter de mettre en cause les salariés, précise-t-elle.

UNE PHASE DE CASSAGE PSYCHOLOGIQUE

La vidéo raconte le quotidien de ces singes de laboratoire qui "ne voient pas la lumière du jour et vivent avec des implants" durant une dizaine d'année. Ils sont "intoxiqués au MPTP", une substance chimique qui provoque les symptômes permanents de la maladie de Parkinson. Ils ne sont ensuite plus capables de s'alimenter et sont gavés pour les garder en vie. "Ils sont à la limite de mourir", lui explique un chercheur lors du tournage. L'un des singes est jugé comme "une saloperie" par le chercheur, car il refuse de se soumettre à sa tâche. Sa tâche : l'animal doit accepter de se laisser bloquer la tête dans une chaise de contention, le crâne vissé à la chaise via son implant en titane pour éviter qu'il ne bouge. Il doit se concentrer sur un écran. "Les singes sont forcés à s'y habituer par privation d'eau ou de nourriture. C'est la phase de cassage psychologique". Audrey Jougla décrit pour RTL l'état de ces singes : "Certains ont des implants en métal, reliés au cerveau qui sortent de leurs têtes, d'autres sont prostrés, ont des tics où sont invalides à cause des traitements qu'ils reçoivent". Elle affirme que d'autres hôpitaux abritent le même de laboratoire en leur sein.

"Une recherche sans animaux est possible", plaide l'association qui demande la tenue d'une commission parlementaire. L'association distingue la recherche fondamentale des tests de médicaments. Dans le premier cas, il s'agit de mener des expériences variées pour en savoir davantage sur une maladie, explique RTL. Auprès de la radio, Audrey Jougla dénonce "une technique archaïque, que l'on vénère dans la recherche en France, mais dont il faudrait débattre".

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