VIDÉO - Attaque d'Orly : "Mon fils n'a jamais été un terroriste", assure le père de l'assaillant présumé

VIDÉO - Attaque d'Orly : "Mon fils n'a jamais été un terroriste", assure le père de l'assaillant présumé

Des membres du Raid le 18 mars 2017 à l'aéroport d'Orly.

Orange avec AFP, publié le dimanche 19 mars 2017 à 10h00

TÉMOIGNAGE - Au micro d'Europe 1, le père de Ziyed Ben Belgacem raconte que ce dernier lui a demandé "pardon" après avoir tiré sur un policier avec un pistolet à grenaille.

Samedi matin 18 mars à 06h55, Ziyed Ben Belgacem roule à vive allure, tous feux éteints, quand il est arrêté lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise).

Après avoir présenté ses papiers, le Français de 39 ans tire sur un policier avec un pistolet à grenailles, le blessant légèrement à la tête, avant de prendre la fuite. Il se rend ensuite jusqu'à un bar de Vitry-sur-Seine où il a ses habitudes, met en joue des clients et tire avec son arme sans faire de blessé avant de repartir vers l'aéroport d'Orly-Sud et d'agresser trois militaires. "Je suis là pour mourir par Allah", a-t-il crié au moment de l'attaque.

Avant cette dernière étape qui lui sera fatale, l'assaillant avait appelé son frère et son père vers 7h15, leur confiant "avoir fait une bêtise". Les deux hommes, tout comme le cousin de Ziyed Ben Belgacem, s'étaient alors rendus spontanément au commissariat et placés en garde à vue.

"PAPA, JE TE DEMANDE PARDON"

Relâché dimanche matin 19 mars, le père de l'assaillant s'est confié au micro d'Europe 1. "Mon fils n'a jamais été un terroriste", a-t-il assuré à la sortie de sa garde à vue. "Jamais il fait la prière : il boit. Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive". L'autopsie de Ziyed Ben Belgacem doit avoir lieu dans la journée afin notamment de déterminer s'il était sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants au moment des faits.

Il rapporte également la conversation qu'il a eu avec son fils juste après l'agression des policiers à Gargès-lès-Gonesse. "Il me téléphone à sept ou huit heures du matin et il me dit 'Voilà Papa...' Il était énervé à l'extrême, même sa mère n'arrivait pas à le comprendre, raconte-t-il. Il me dit 'Je te demande pardon, j'ai fait une connerie avec un gendarme.' 'Quelle connerie ?'. Il me dit : 'Au revoir, Papa, je te demande pardon.' Je lui ai répondu que je ne lui donnais pas mon pardon 'parce que tu as touché à un gendarme. Tu es où ? Je viens te voir.' Il me répond qu'il est sur l'autoroute."



Après ce coup de fil, le père décide de se rendre au commissariat. "Lorsque je suis arrivé, c'est là que j'ai appris que la police avait fait son travail. Ils ne m'ont pas dit tout de suite qu'il était décédé. Ça fait un choc, mais qu'est-ce que vous voulez ? C'est la fréquentation et la drogue... En fin de compte, c'est moi qui paye", déplore l'homme, dont le fils et le neveu était encore entendus par la police dimanche matin.

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69 commentaires - VIDÉO - Attaque d'Orly : "Mon fils n'a jamais été un terroriste", assure le père de l'assaillant présumé
  • Juste il se droguait, buvait plus que de raison, était parfois violent et souvent dans l'illégalité et il a tiré sur des policiers français..... sinon tout était probablement OK, un bon garçon en qq sorte.

    Avant c'était pas terrible puisqu'il a tout de même agrégé 10 ans de prisons ....son terrorisme a commencé et pris fin hier.

    Ce n'est cependant sûrement pas drôle pour un père de perdre son enfant, même si cet enfant n'est pas un modèle du genre !

  • Il ne l'était pas, mais il l'est devenu.

  • Si ce n'est pas un acte terroriste, c'est un acte raciste ou un mélange des deux.

  • Effectivement vu l'épaisseur de son casier c'est un saint homme surement. Puis de toutes façons ils vont dirent que ce n'est pas de sa faute mais la faute de l'alcool et des stupéfiants qui sont entrés en lui.

  • Il n'a jamais été terroriste , mais il l'est devenu.