VIDÉO - Agnès Buzyn : "la majorité des personnes qui se présentent aujourd'hui aux urgences n'ont pas à y être"

VIDÉO - Agnès Buzyn : "la majorité des personnes qui se présentent aujourd'hui aux urgences n'ont pas à y être"
Agnès Buzyn le 21 février 2018 à l'Élysée.

Orange avec AFP, publié le dimanche 25 mars 2018 à 16h53

La ministre de la Santé a plaidé dimanche 25 mars pour une meilleure organisation de la médecine de ville afin que celle-ci "puisse prendre en charge" des patients "qui n'ont rien à faire aux urgences".

"Il y a un problème clair au niveau des urgences. Elles sont totalement engorgées parce que la majorité des personnes qui se présentent aujourd'hui aux urgences n'ont pas à y être".

Invitée dimanche 25 mars de "Questions politiques" sur France Inter/France Info/Le Monde, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a plaidé pour une réorganisation de la médecine de ville "pour qu'elle puisse prendre en charge énormément de demandes de patients qui n'ont rien à faire aux urgences".



"C'est en train d'être traité", a-t-elle ajouté. Une mission sur les "soins non-programmés", pour limiter le recours aux urgences, a été confiée au début de l'année au médecin urgentiste et député (LREM) Thomas Mesnier. Ce rapport doit être remis "avant la fin de la semaine prochaine", a précisé Agnès Buzyn.

Un appel à la vaccination contre la grippe

Par ailleurs, les services d'urgences "ne sont pas aussi tendus tous les jours et toutes les semaines", a fait valoir la ministre, disant "travailler avec les urgentistes" sur la "flexibilité", c'est-à-dire "la capacité à ouvrir des lits en période d'épidémie, car c'est de ça dont les hôpitaux manquent". Selon elle, l'épidémie de grippe "particulièrement grave et particulièrement longue cette année" explique "en grande partie l'engorgement des urgences".

La ministre a également invité les Français à être "tous raisonnables". "On ne peut pas s'émouvoir chaque année de l'engorgement des urgences aux mois de décembre-janvier-février et ensuite ne pas se vacciner contre la grippe", a plaidé la ministre qui espère ainsi voir plus de Français se faire vacciner l'année prochaine.

Selon l'association SAMU-Urgences de France, "plus de 15.000 patients ont passé la nuit sur un brancard des urgences" depuis le début de l'année "faute de lit pour les hospitaliser dans un service".

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU