VIDÉO. Aéroport d'Orly : le témoignage des militaires de l'opération Sentinelle agressés en mars

VIDÉO. Aéroport d'Orly : le témoignage des militaires de l'opération Sentinelle agressés en mars
Des militaires de l'opération Sentinelle à Vincennes, à côté de Paris, le 25 juillet 2016.

Orange avec AFP, publié le lundi 25 septembre 2017 à 10h49

DOCUMENT. Le 18 mars dernier, Ziyed Ben Belgacem, armé d'un pistolet à grenaille et affirmant agir au nom d'Allah, a attaqué une patrouille de la force Sentinelle de l'aéroport d'Orly avant d'être abattu.

Nicolas, Randy et Mélanie sont revenus sur cette attaque lundi matin 25 septembre au micro de RTL.

À 8h22, le samedi 18 mars 2017, au premier étage du hall A d'Orly-Sud, Ziyed Ben Belgacem jette au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures avant d'agresser une patrouille de trois soldats, deux hommes et une femme, de la force Sentinelle. Il attrape la militaire et lui colle son revolver sur la tempe. "Posez vos armes! Mains sur la tête! Je suis là pour mourir par Allah. De toute façon il va y avoir des morts", crie-t-il aux militaires. Auparavant, ce Français d'origine tunisienne de 39 ans avait échappé à un contrôle routier à Garges-lès-Gonnesse (Val-d'Oise) et tiré, sans faire de blessés, dans un bar de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Après un corps-à-corps de "plus de deux minutes" avec la jeune femme, il parvient à s'emparer de son fusil d'assaut. "Ça a été la surprise complète", confie lundi 25 septembre la caporale chef Mélanie. Mais la militaire de 29 ans ne s'est pas laissé faire. "Ce sont des actes réflexes qui ont permis de reprendre le dessus", explique-t-elle. La jeune femme doit beaucoup à ses deux collègues. Dès que l'assaillant s'est écarté d'elle, le sergent Randy, 25 ans, et Nicolas, jeune réserviste de 21 ans, tirent, à trois reprises, avant qu'il ne s'écroule.



"On était préparés indirectement à cette situation, on ne savait pas quand elle allait arriver, mais elle pouvait arriver, témoigne Nicolas. On ne savait pas que ça allait tomber sur nous. Ça s'est passé très vite, on a très bien fait notre travail, on a su faire face". "Comme un membre de notre famille, il faut absolument se dire qu'on doit tout faire pour qu'elle aille encore bien, assure de son côté Randy. Pour ma part, ça s'est fait d'instinct dans les gestes, les décisions, la synergie avec mes collègues. Tout a été limpide.". "On apprend vraiment qui on est dans des moments aussi fatals. Grâce à cette expérience, je sais que maintenant je peux me faire confiance", confie également ce dernier.

Les trois militaires de l'armée de l'air ont depuis été décorés de la médaille de la Défense nationale et poursuivent leur carrière, notamment au sein d'autres missions de l'opération Sentinelle. Ils sont même revenus à Orly. "Quand on tombe du cheval, il faut remonter immédiatement pour éviter d'avoir cette appréhension. C'était ce qu'il fallait faire pour savoir si j'étais toujours apte à être militaire", explique Randy. "C'était un peu bizarre au début, mais on est bien encadrés, ça s'est très bien passé", renchérit Mélanie.

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