Verdun : Emmanuel Macron pris à partie par plusieurs habitants en colère

Verdun : Emmanuel Macron pris à partie par plusieurs habitants en colère
Emmanuel Macron a Verdun le 6 novembre 2018.

, publié le mardi 06 novembre 2018 à 14h56

En déplacement à Verdun, Emmanuel Macron est allé à la rencontre des citoyens. Il a été pris à partie par plusieurs individus mécontents et en colère contre la politique du gouvernement.

"Vous ne faites qu'aggraver la situation de la France".

Emmanuel Macron a été interpellé mardi 6 novembre par un retraité à Verdun (Meuse) où il effectuait une étape de "l'itinérance commémorative" organisée à l'occasion du centenaire de l'Armistice de la Première Guerre mondiale. Ce soutien du parti Les Républicains n'a pas hésité à interpeller le chef de l'État notamment sur les question des prix des carburants et de la hausse de la CSG. "Vous ne sentez pas le malaise en France qui monte ?", s'est emporté le retraité. "Vous ne nous entendez pas ! Vous n'avez fait qu'aggraver les retraites. Vous vous rendez compte dans la ruralité ? De Paris vous n'entendez pas la ruralité ! Vous ne voyez pas la colère qui monte en France ? Le 17 novembre vous allez la voir! ", a lâché l'interlocuteur du président.



"Ceux qui doivent faire plusieurs kilomètres pour se déplacer, ce sont eux qu'il faut aider", s'est défendu Emmanuel Macron sur la hausse des prix des carburants.

Quelques instants plus tôt, on avait reproché au président de mener une politique en faveur des riches. "On n'écrase personne", s'était-il alors défendu. "J'entends la colère mais j'essaie d'apporter des solutions en profondeur. Je ne vous réponds pas de manière démagogique", a poursuivi le chef de l'État. "Vous me mettez sur le dos des trucs qui sont pas faits depuis 30 ans, donc c'est un peu injuste".

"On n'écrase personne"



Sur la hausse de la CSG : "Vous n'êtes pas juste avec le gouvernement, faites votre calcul (...) Je parie que vous êtes gagnant", a répondu le chef de l'Etat, en évoquant la baisse d'un tiers de la taxe d'habitation après la hausse de la CSG. Son interlocuteur, un sexagénaire, se plaignait que le gouvernement reprenne "doublement" ce qu'il "donne d'un côté".

Sur la hausse du carburant, Emmanuel Macron a rétorqué : "le carburant, ce n'est pas bibi". Il a toutefois reconnu que la progression des taxes est le fait de l'Etat, et qu'il "les assume". La hausse des prix vient "aux trois quarts des cours mondiaux", a-t-il aussi rappelé. "Vous écrasez les gens", a enchaîné l'homme qui l'interpellait. "Non, on n'écrase personne (...) On n'écrase pas, mais les mêmes gens nous disent avec impatience 'moi j'en ai marre que ma gamine ait la bronchiolite, qu'on continue à émettre'. On est parfois paradoxaux, on l'est tous, dans le quotidien".

"Quand on change les choses, on bouscule les habitudes, les gens sont pas forcément contents", a aussi estimé Emmanuel Macron.

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