Venezuela : Mélenchon reproche à Macron d'avoir reçu des opposants à Maduro, qualifiés "d'extrême droite"

Venezuela : Mélenchon reproche à Macron d'avoir reçu des opposants à Maduro, qualifiés "d'extrême droite"
Jean-Luc Mélenchon le 5 décembre 2017 à l'Assemblée nationale.

Orange avec AFP, publié le mercredi 04 avril 2018 à 21h11

Jean-Luc Mélenchon, chef de file des députés Insoumis, a fustigé mercredi 4 avril, la réception par Emmanuel Macron à l'Elysée des opposants au dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, qualifiés par le député de membres de "l'extrême droite".

"Inadmissible réception de l'extrême droite du Venezuela à l'Élysée", a écrit sur Twitter Jean-Luc Mélenchon mercredi 4 avril à propos de la venue la veille à l'Elysée de plusieurs opposants au dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro. "Impudente leçon de démocratie donnée par un pays en pleine crise d'autoritarisme", ajoute le député des Bouches-du-Rhône.

Un peu plus tôt, Jean-Luc Mélenchon avait relayé un tweet d'un universitaire vénézuélien, Temir Porras, ancien conseiller d'Hugo Chavez et Nicolas Maduro : "Le 4 avril 1989, Gonzalo Jaurena, étudiant de 21 ans en École d'ingénieur était enlevé, puis assassiné à bout portant dans une geôle de la Police de Caracas. Le commanditaire et protecteur de l'assassin est l'homme à votre gauche sur la photo, Emmanuel Macron", soulignait Temir Porras en visant l'ancien maire de Caracas Antonio Ledezma, reçu mardi à l' Elysée en compagnie de l'ancien président de l'Assemblée nationale du Venezuela, Julio Borges, et de Carlos Vecchio, coordinateur politique du parti Voluntad Popular.

Les mises en garde de l'Élysée

A cette occasion, Emmanuel Macron "a exprimé sa profonde préoccupation à l'égard de la crise politique, économique et humanitaire au Venezuela", et "il a déploré les atteintes répétées à l'Etat de droit et aux droits de l'Homme et a rappelé que les conditions d'organisation des élections présidentielles au Venezuela, le 20 mai, ne permettaient pas, en l'état, un scrutin juste, libre et transparent", selon un communiqué publié par l'Elysée.

Après plusieurs étapes en Amérique latine, Julio Borges, un des principaux dirigeants de la formation d'opposition MUD, a entamé en France une tournée européenne avec Antonio Ledezma et Carlos Vecchio, de Voluntad Popular, pour tenter d'accroître la pression internationale sur le gouvernement chaviste de Nicolas Maduro. Les trois hommes ont appelé mardi la communauté internationale à ne pas reconnaître les résultats de la prochaine présidentielle, le 20 mai, dans leur pays, qu'ils boycottent car ils la jugent "frauduleuse" et uniquement destinée à maintenir au pouvoir le président vénézuélien.

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