Vendée : le roi des Belges au cœur d'un scandale

Vendée : le roi des Belges au cœur d'un scandale©Panoramic

, publié le mercredi 03 février 2021 à 19h30

Selon les informations de 20 Minutes, le roi Philippe de Belgique a obtenu un permis de construire qui n'aurait pas dû être délivré aux yeux d'élus locaux vendéens. Le souverain a fait construire un local pour son service de sécurité sur une zone protégée et aux règles bien précises.

La grogne commence à monter en Vendée. Comme le rapporte le média 20 Minutes mercredi 3 février, plusieurs élus ne digèrent pas les agissements du roi Philippe de Belgique. Il lui est reproché d'avoir obtenu un permis de construire qui fait polémique. Sur l'île d'Yeu, un local consacré à son service de sécurité se trouve sur un secteur protégé où il ne respecte pas toutes les règles.



Cela fait près de vingt années que le roi des Belges apprécie les charmes de cette île. Il y passe régulièrement ses vacances en famille. Un coup de foudre qui l'a poussé à investir dans une maison située sur un terrain d'environ 8 000 mètres carrés en 2019. Lors de l'été 2020, il a également fait construire un local de 40 mètres carrés. Dédié à son personnel de sécurité, ce lieu suscite la polémique aujourd'hui car il a pris forme sur une zone protégée et réglementée. Il a également dépassé la taille maximale d'une extension qui est de 30 mètres carrés.

« Un privilège pour un homme d'État » selon l'opposition

La semaine précédente, un conseil municipal sous tensions a eu lieu. Bruno Noury, maire de la commune, a dû faire face aux critiques de ses opposants. L'un d'eux a été joint par 20 Minutes. « On conteste car ce local a été construit sur un espace naturel. (...) Pourquoi avoir accordé ce permis de construire ? C'est clairement un privilège pour un homme d'État. C'est une honte », dénonce-t-il.

Lors du conseil municipal, Bruno Noury a affirmé que cette décision était « une demande du préfet ». La mairie indique également à 20 Minutes que ce permis concerne une « situation particulière ». Il était destiné à « une annexe permettant d'accueillir exclusivement les services de sécurité nécessaire à la protection d'un chef d'État ». Elle souligne que cette possibilité a été « discutée et validée en concertation avec les services préfectoraux ». Des explications partagées par le palais royal de Bruxelles.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.