Vélib' : des employés de Smovengo se mettent en grève

Vélib' : des employés de Smovengo se mettent en grève
Des vélib' à Alfortville, le 12 janvier 2018.

Orange avec AFP, publié le mardi 17 avril 2018 à 14h03

Les avantages dont ils disposaient avec JCDecaux ont été rabotés, provoquant une perte de salaire pouvant aller jusqu'à 1.000 euros.

Sous le feu des critiques et soumis à de lourdes pénalités pour le retard dans le déploiement du nouveau service Vélib', la société Smovengo doit maintenant faire face à une grève, rapporte Le Parisien mardi 17 avril.


Des salariés travaillant sur les sites de Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, et Alfortville, dans le Val-de-Marne, ont cessé le travail dans la nuit de lundi à mardi. Le dépôt de Villeneuve était par ailleurs bloqué par une trentaine de gréviste mardi matin, indique Le Parisien.

Le mouvement, soutenu par la CGT, vise à obtenir une revalorisation des salaires pour le travail de nuit, les dimanches et les jours fériés.


"On est les smicards de la nuit", dénonce un employé, cité par Le Parisien. "On touche 1.300 euros pour une boulot de 22 heures à 6 heures, parfois six jours de suite, et pas de majoration pour les dimanches et les jours fériés", s'agace un autre. Et là ou le bât blesse, c'est que la plupart de ces employés travaillaient auparavant pour la filiale de JCDecaux qui était en charge de l'ancien Vélib'. Et à cette époque là, il bénéficiaient d'une majoration de nuit de 45% (contre 10% aujourd'hui), d'un panier-repas de 12 euros (5,73 euros aujourd'hui) et d'une majoration pour les dimanches et les jours fériés, aujourd'hui supprimée. Résultat, pour certains employés, la perte de salaire s'élève à près de 1.000 euros par mois, avance la CGT.

Pour faire pression sur la direction, les grévistes n'effectuent plus la régulation dans les stations, c'est-à-dire le vidage des stations pleines et le remplissage des vides.

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