Variant Omicron aux Pays-Bas ? "Une bombe à retardement", juge un Français, passager d'un des vols en provenance d'Afrique du Sud

Variant Omicron aux Pays-Bas ? "Une bombe à retardement", juge un Français, passager d'un des vols en provenance d'Afrique du Sud
Une ambulance transporte les passagers en provenance d'Afrique du Sud, testés positifs à Amsterdam, à l'hôtel pour qu'ils puissent s'isoler, le 27 novembre 2021.

publié le dimanche 28 novembre 2021 à 10h30

Passager de l'un des deux vols en provenance d'Afrique du Sud qui a atterri à Amsterdam vendredi et dans lesquels 61 passagers ont été testés positifs au Covid-19, le Français Anatole a été testé négatif et est de retour en France. Mais il s'inquiète de ses conditions de confinement à l'aéroport, "collés les uns contre les autres avec beaucoup d'agitation".

Grande-Bretagne, Belgique, Italie, Allemagne, République tchèque...

et les Pays-Bas ? Alors que les cas se multiplient en Europe, le variant Omicron du Covid-19  a "probablement" occasionné la contamination de certains des 61 passagers de deux vols en provenance d'Afrique du sud, testés positifs après leur arrivée vendredi 26 novembre aux Pays-Bas, craignent les autorités sanitaires néerlandaises. Les résultats devraient tomber dimanche. "C'est une bombe à retardement si le variant est présent", s'est alarmé sur franceinfo, samedi 27 novembre, Anatole, un passager français. 



L'homme d'affaires qui rentrait d'un voyage professionnel en Namibie, en passant par Johannesburg, en Afrique du Sud où le variant Omicron a été détecté la première fois le 24 novembre, fait partie des 531 passagers testés négatifs, maist il s'inquiète de ses conditions de confinement à l'aéroport.


"Ça ressemblait plus à de la détention qu'à un confinement organisé"


Avant le vol, tous les passagers ont présenté un test négatif de moins de 72h, mais à l'arrivée les autorités néerlandaises ont interdit aux passagers de débarquer. "Une heure avant d'arriver, le commandant nous annonce qu'on ne peut pas sortir à cause du nouveau variant. On a été laissé sans information supplémentaire toute la journée, nous sommes restés six heures dans l'avion", raconte-t-il, soulignant au passage que certains commençaient déjà à enlever leur masque.



Puis, les 600 passagers sont finalement "parqués dans des bus" pour être amenés dans des salles d'attente de l'aéroport pour être testés. "Rien n'était organisé. Il y avait trois testeurs, ça a pris énormément de temps. On nous a dit qu'on aurait les résultats en trois heures, finalement ça a mis dix heures !", déplore-t-il. 

Des heures durant lesquelles les gestes barrières ne sont clairement pas respectés. "Ça ressemblait plus à de la détention qu'à un confinement organisé, il n'y avait pas de gel, pas de masques, pas de distanciation, on était 300 dans une salle d'attente qui n'était pas très grande, serrés les uns contre les autres", explique-t-il.

Quand après des heures d'attente, des sandwiches sont livrés dans des cartons, sans emballage individuel, "tout le monde s'est jeté sur les cageots de nourriture, on a tous plongé les mains dans le même cageot", raconte Anatole, dénonçant "un manque de préparation effarant". 

Lorsque les résultats tombent, les 61 positifs ont pour consigne d'aller s'isoler à l'hôtel. Les autres peuvent rentrer chez eux. En France en l'occurrence pour Anatole, qui craint toutefois d'avoir été contaminé. "On a passé la journée collés les uns contre les autres avec beaucoup d'agitation, les gens s'énervaient, enlevaient leur masque, j'ai parlé à des personnes positives qui m'ont postillonné dessus", explique-t-il.

Le Français affirme n'avoir pas eu d'information sur la marche à suivre, mais assure qu'il ira se faire tester "dès lundi."  En attendant, il jure "faire très attention".


 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.